Depuis le 3 septembre 2026, le Brésil n’est plus autorisé à exporter vers l’Union européenne certains animaux et produits d’origine animale destinés à la consommation humaine, car il ne figure pas sur la nouvelle liste européenne des pays tiers respectant les exigences de l’UE relatives à l’utilisation de certains médicaments antimicrobiens.
La mesure découle de l’application du règlement d’exécution (UE) 2026/1189, qui modifie le règlement (UE) 2021/405 et établit la liste actualisée des pays tiers autorisés. Les nouvelles dispositions sont applicables depuis le 3 septembre 2026.

Pour figurer sur cette liste, les pays tiers doivent fournir à la Commission européenne des éléments de preuve et des garanties démontrant que les animaux et produits destinés au marché de l’UE respectent les restrictions prévues par la législation européenne. En particulier, ils ne doivent pas provenir d’animaux auxquels ont été administrés des antimicrobiens à des fins de stimulation de la croissance ou d’augmentation du rendement, ni des médicaments contenant des antimicrobiens réservés dans l’UE au traitement de certaines infections chez l’être humain.
Le Brésil ne figure actuellement pas parmi les pays autorisés dans la nouvelle annexe. En conséquence, les importations dans l’UE des produits concernés pour lesquels le Brésil était auparavant autorisé sont suspendues.
L’interdiction concerne la viande bovine, la viande de volaille, la viande d’équidés, les produits de l’aquaculture, les œufs, le miel et les boyaux.
La situation pourra toutefois être réexaminée. Si le Brésil fournit les preuves et garanties nécessaires démontrant le respect des exigences européennes, la liste des pays tiers autorisés pourra être modifiée afin de permettre la reprise des échanges.
Pour la volaille et le miel, un audit de l’Union européenne lancé à la fin du mois d’août évalue le respect des exigences communautaires et pourrait conduire à une révision ultérieure de leur statut.
Cette mesure s’inscrit dans la stratégie de l’Union européenne visant à limiter l’utilisation de certains antimicrobiens et à lutter contre la résistance aux antimicrobiens, en appliquant aux produits importés des exigences équivalentes à certaines restrictions déjà en vigueur pour la production au sein de l’UE.
3 septembre 2026 / Commission européenne / Union européenne.


