France
MPF : retour à la stabilité
Alors que la semaine précédente avait connu une légère hausse de 1,3 centime, la semaine dernière marque un retour complet à la stabilité, avec une cotation reconduite lundi et jeudi à 1,433 €. La bonne nouvelle est que les acheteurs qui enchérissaient à 1,420 € le jeudi précédent se sont alignés sur ce niveau dès lundi. En revanche, ceux qui proposaient des enchères plus élevées se sont eux aussi recentrés sur cette nouvelle référence. Tous les acheteurs sont donc désormais alignés à 1,433 €. Reste que, dans ce mouvement d’abord hésitant puis finalement stabilisé, la limite vient toujours de l’amont, qui peine à mettre une véritable pression sur le prix, la nécessité de fluidifier le marché restant prioritaire. Plus simplement : tant que l’offre de porcs restera suffisante, le prix progressera difficilement.

Uniporc : retour à la baisse pour les poids
Après une semaine à quatre jours, l’activité de la semaine dernière est revenue à la normale, dans la continuité de la dynamique observée depuis le début de l’année, à savoir légèrement supérieure au niveau de 2025. La bonne nouvelle est que les poids repartent à la baisse et que le gain enregistré pendant la période de Pâques est déjà résorbé de moitié. L’écart entre 2025 et 2026 est toujours de 890 grammes, mais devrait largement se réduire en fin de semaine.
Union européenne
En Allemagne, le marché reste globalement équilibré. Les porcs disponibles se vendent rapidement et l’offre couvre la demande, malgré quelques tensions localisées au sud. Le marché de la viande demeure peu dynamique. Certains producteurs poussent pour une hausse (+5/+10 ct), mais le prix directeur reste finalement stable pour le moment. La pression ressentie en Allemagne se concrétise en revanche pour les pays voisin au Pays-Bas et Danemark.
En Espagne, les abattages ont chuté d’environ 20 % sur les deux semaines de Pâques, entraînant une hausse des poids (+950 g). Le rattrapage post-fêtes devrait être rapide, mais une baisse de l’offre est attendue dans les prochaines semaines, liée à la baisse des mises en place en hiver. Le marché de la viande reste décevant et l’Espagne demeure dépendante du marché européen en raison d’exportations restreintes par des marchés tiers toujours fermés. Le prix reste stable mais pourrait réagir dès que celui de l’Allemagne évoluera.
En Belgique, l’harmonisation des prix entre abattoirs est désormais effective. Le prix s’est aligné sur la cotation de Danis avec une hausse de +5 centimes pour ceux qui jusque là pratiquaient des prix "maison". Le prix est resté stable pour la semaine dernière.
En Italie, les hausses récentes soutiennent le prix du porc, mais le marché de la viande reste sous pression. La faible valorisation des pièces limite les marges, ce qui inquiète les abattoirs. À court terme, ce plafonnement pourrait peser négativement sur l’évolution du prix du porc.
États-Unis et Chine
Le marché américain reste globalement stable, avec des prix peu évolutifs. La valeur des découpes se redresse, portée notamment par le jambon et les côtes, dans un contexte de baisse temporaire de l’offre. Les volumes abattus restent proches des niveaux habituels, légèrement inférieurs à l’an dernier. La demande en protéines animales demeure solide, soutenue par la consommation à domicile et hors domicile. Les marges des producteurs restent positives, malgré un environnement incertain lié notamment aux tensions énergétiques.
Le marché chinois reste sous pression, avec des prix hésitants souvent orientés à la baisse. L’offre demeure élevée, soutenue par un niveau de production important, tandis que la demande intérieure reste limitée dans un contexte de consommation saisonnièrement faible. Ce déséquilibre entretient une dynamique fragile, avec des tentatives de stabilisation sans reprise nette. Les analystes évoquent une phase d’ajustement, où la réduction progressive du cheptel sera déterminante. Pour l’instant, les orientations du gouvernement peinent encore à produire leurs effets.

