Les syndicats espagnols CCOO de Industria et UGT-FICA ont appelé à cinq journées de grève dans l'industrie des viandes espagnole, du 9 au 13 novembre 2026, faute d'accord dans les négociations de la convention collective nationale de l'industrie de la viande. Cet appel prolonge le mouvement de grève initialement prévu le 11 novembre et concerne un secteur qui, selon les organisations syndicales, emploie environ 126 000 personnes.
Des désaccords persistent dans les négociations concernant les salaires, le temps de travail et les autres conditions de travail. Le 6 octobre dernier, les organisations patronales ANICE, FECIC et AGEMCEX ont présenté une nouvelle proposition salariale prévoyant des augmentations de 3,8 % pour 2026, avec effet rétroactif au 1er janvier, de 2,5 % pour 2027 et de 2 % pour 2028. Cette offre comprend une clause de révision liée à l'indice des prix à la consommation (IPC), avec des augmentations supplémentaires pouvant atteindre 1 % en 2026 et 1,5 % en 2027 et 2028.

De son côté, CCOO de Industria réclame une augmentation salariale minimale de 4 %, assortie d'une clause de révision liée à l'IPC annuel, avec effet rétroactif et versement des rappels de salaire. Le syndicat demande également que les augmentations négociées ne puissent faire l'objet d'aucune absorption ni compensation.
Concernant le temps de travail, les syndicats proposent de réduire de 16 heures la durée annuelle maximale de travail, actuellement fixée à 1 748 heures, de comptabiliser les quinze minutes de pause comme du temps de travail effectif et de limiter la durée normale du travail à neuf heures par jour.
Les revendications syndicales comprennent également l'amélioration des congés pour décès d'un membre de la famille, l'augmentation du nombre d'heures autorisées pour accompagner un proche, ainsi que des mesures relatives à la santé au travail et aux cadences de travail.
De leur côté, les organisations patronales soulignent que leur proposition prévoit des améliorations concernant les visites médicales volontaires, la rémunération pendant les congés et certaines autorisations d'absence, ainsi que la création d'un Observatoire sectoriel de la santé au travail, de l'absentéisme et de la productivité durable. Elles rappellent également que la dernière convention collective prévoyait une réduction de douze heures de la durée annuelle du travail.
16 octobre 2026 / Rédaction de 3tres3, d’après CCOO de Industria et ANICE.


