France
MPF: hausse maximale de 5 centimes pour la séance de jeudi
Le Marché du Porc Français a connu une semaine particulièrement dynamique avec deux séances marquées par une forte tension sur les enchères. Lundi, le prix progressait de 1,1 centimes avant d'enregistrer une nouvelle hausse de 5 centimes jeudi, portant la cotation à 1,601 €/kg. A l'ouverture des ventes, les enchères ont rapidement atteint la hausse maximale, traduisant une concurrence très vive entre les acheteurs. La semaine passée traduit donc que le manque de disponibilité en porcs continue de soutenir fortement le marché français et conforte la tendance haussière observée depuis plusieurs semaines.
Uniporc : des volumes d’abattage toujours en baisse
Si les poids d'abattage progressent de nouveau légèrement, ce qui s'inscrit dans un retour à la normale après la semaine du 14 juillet, les volumes demeurent en recul et l'écart avec la référence de 2025 continue de se creuser. Le manque de disponibilité des porcs s'accentue, comme en témoigne l'évolution des prix observée la semaine dernière. Cette situation s'explique en grande partie par les effets persistants des fortes chaleurs, un phénomène qui touche également les autres pays européens.
Union européenne
En Allemagne, le marché demeure globalement équilibré. Les disponibilités saisonnières restent limitées, mais la demande manque toujours de dynamisme, notamment en raison d'un marché de la viande et des exportations qui restent difficiles. Les prix devraient donc rester stables dans les prochaines semaines, sauf si la position française venait a influencer positivement le marché allemand. Le marché entre désormais dans une phase estivale caractérisée par un bon équilibre entre l'offre et la demande.
Le marché espagnol reste fortement pénalisé par la PPA et les difficultés à l'export. Les poids poursuivent une baisse historique, avec un nouveau recul d'environ 1 kg la semaine dernière, tandis que les abattages demeurent élevés pour la période. Cette combinaison maintient une pression sur les abatteurs, confrontés à des carcasses trop légères pour certains débouchés. Face à des signaux un peu plus positifs, notamment en provenance de la France et la Belgique, l’Espagne choisit de maintenir sa cotation stable pour cette semaine.
Le marché belge reste stable, mais les disponibilités demeurent limitées avec des poids toujours en forte baisse. Les abattoirs observent une amélioration de leurs débouchés sur le marché européen, même si les marges restent insuffisantes. Les inquiétudes portent désormais sur les conséquences des fortes chaleurs sur la fertilité des truies et les disponibilités futures en porcelets, qui pourraient contribuer à une réduction de l'offre au printemps 2027. Pour l’heure, le prix belge est revalorisé des 4 centimes, un signal qui pourrait s’avérer positif pour les autres marchés du nord de l’Europe.
Le marché italien poursuit son évolution atypique. La faiblesse persistante de l'offre permet de nouvelles hausses de prix malgré une consommation toujours modérée. Les abattoirs réduisent leur activité, ce qui limite l'offre de viande et améliore progressivement leur situation économique, même si les marges demeurent négatives.

États-Unis et Chine
Le marché américain poursuit son raffermissement après plusieurs semaines de stabilité. Les prix au comptant progressent, soutenus par la hausse de la valeur des découpes. Les abattages restent modérés, reflétant une offre moins abondante. À l'international, la levée par le Mexique des restrictions sur plusieurs abats américains améliore les perspectives d'exportation et la valorisation de la carcasse. La concurrence de la volaille continue toutefois de limiter le potentiel de hausse de la consommation intérieure.
Le marché chinois envoie toujours des signaux de rééquilibrage, même si la reprise reste progressive. Les mesures engagées pour maîtriser les capacités de production commencent à réduire les disponibilités, et les producteurs adaptent plus prudemment leurs mises en marché. En revanche, la consommation intérieure demeure modérée et limite encore le potentiel de hausse des cours. Les opérateurs restent donc attentifs à la vitesse de contraction de l'offre, désormais considérée comme le principal facteur susceptible d'influencer l'évolution du marché dans les prochains mois.

