Ce contenu est disponible pour les utilisateurs inscrits.
Vous pouvez vous inscrire et vous connecter gratuitement pour accéder à tout le contenu de 3trois3.com.

X
XLinkedinWhatsAppTelegramTelegram
0

France : la filière porcine sous pression en 2026

Le coût de l’aliment repart à la hausse tandis que l’auto-approvisionnement recule et que les exportations françaises de porc se contractent.

2 Octobre 2026
X
XLinkedinWhatsAppTelegramTelegram
0

Le secteur porcin français présente des signaux contrastés en 2026, entre remontée récente du coût de l’aliment, évolution favorable attendue de la rentabilité et recul de l’auto-approvisionnement et des exportations de viande porcine. C’est ce qui ressort des indicateurs présentés par FranceAgriMer lors du Conseil spécialisé Viandes blanches du 23 septembre.

Après une détente au printemps 2026, le coût de l’aliment porcin repart à la hausse à partir de l’été, en lien avec la progression des prix des céréales et des tourteaux. FranceAgriMer mentionne notamment des récoltes en fort recul, une logistique dégradée en mer Noire, des anticipations négatives concernant les récoltes de l’hémisphère Sud et la crise au Moyen-Orient. En juillet 2026, le coût de l’aliment s’établissait à 299 €/tonne, soit néanmoins 6 % de moins qu’un an auparavant.

En matière de rentabilité, le ratio entre la cotation de la carcasse classe S et le prix de l’aliment atteignait 5,8 en juillet 2026, un niveau qualifié de médiocre par FranceAgriMer, inférieur à une rentabilité moyenne. Toutefois, en août et septembre, les cotations progressent tout comme le coût de l’aliment, et le ratio devrait rester plus favorable.

Sur le marché européen, les cotations françaises du porc se sont nettement détachées des principales cotations européennes durant l’été 2026. À l’échelle mondiale, les principales cotations tendent à se resserrer en 2026, à l’exception de celle du Brésil, en forte baisse depuis le printemps.

Les échanges de porcs vivants avec l’Espagne reflètent également les évolutions de prix entre les deux marchés. Les exportations françaises de porcs vivants vers l’Espagne varient fortement en fonction de la demande espagnole et, notamment, des écarts de cotation. Après avoir atteint environ 4 000 porcs par semaine en janvier et février 2026, parallèlement à la hausse de la cotation française, elles sont ensuite retombées à quelques centaines de têtes.

Autre indicateur à surveiller : le taux d’auto-approvisionnement de la filière porcine française poursuit son recul. Alors que le rapport entre production et consommation atteignait encore 100 % en 2024, il est passé à 98 % en 2025 puis à 97 % au premier semestre 2026.

Le commerce extérieur montre également une évolution défavorable pour les viandes porcines. Sur douze mois glissants, d’août à juillet, les exportations françaises de viandes fraîches, réfrigérées ou congelées reculent de 2,4 %. Elles diminuent notamment vers l’Italie (-5 %), la Chine (-26 %) et l’Espagne (-9 %), tandis qu’elles progressent vers l’Allemagne (+15 %). Les exportations d’abats augmentent pour leur part de 2 %, alors que celles de salaisons et charcuteries restent quasiment stables (-0,3 %).

Le solde des échanges en volume reste positif pour les viandes fraîches, réfrigérées ou congelées, mais se réduit au fil des années. Il demeure également positif pour les abats, tandis que le déficit des salaisons et charcuteries continue de se creuser. En valeur, la détérioration est encore plus marquée pour les viandes fraîches, réfrigérées ou congelées, dont le solde sur douze mois glissants est passé de 123,7 millions d’euros en 2023-2024 à seulement 8,8 millions en 2025-2026.

28 septembre 2026/ Francec AgriMer/ France.
https://www.franceagrimer.fr

Commentaires de l'article

Cet espace n'est pas destiné a être une zone de consultation des auteurs mais c'est un lieu de discussionouverts à tous les utilisateurs de 3trois3.
Publier un nouveau commentaire

Pour commenter, vous devez être utilisateur de 3trois3 et vous connecter

Vous n'êtes pas inscrit à la liste Dernière heure

Dernières nouvelles de la filière porcine

Connectez-vous et inscrivez-vous à la liste