Le secteur porcin canadien devrait rester stable en 2026, avec une croissance de la production principalement portée par l’amélioration des performances techniques plutôt que par une expansion du cheptel. Les stocks initiaux sont estimés à environ 13,9 millions de têtes, avec une légère augmentation du nombre de truies reproductrices soutenant la production.
La production de porcelets atteindrait 31 millions de têtes, soit une hausse de 2 % en glissement annuel, grâce à la forte productivité des truies observée en 2025. L’amélioration de la biosécurité et de la gestion en élevage a contribué à maintenir une faible pression sanitaire. Bien qu’un cas de diarrhée épidémique porcine (DEPv) ait été détecté début 2026, il semble isolé et sans propagation ultérieure.

Les abattages de porcs augmenteraient légèrement pour atteindre 22,1 millions de têtes, soutenus par une meilleure utilisation des capacités d’abattage après les ajustements du secteur ces dernières années. En conséquence, la production de viande porcine progresserait d’environ 1 %, pour atteindre 2,17 millions de tonnes.
Le Canada restera un producteur fortement orienté vers l’export, avec près de 60 % de sa production destinée aux marchés internationaux. Les exportations devraient croître de 2 % en 2026, portées par la demande dans la région Indo-Pacifique et par l’ouverture de nouveaux marchés comme l’Indonésie, tandis que les expéditions vers les États-Unis devraient diminuer.
Toutefois, des défis commerciaux persistent, notamment en raison du droit de douane de 25 % imposé par la Chine sur la viande porcine canadienne, ce qui continue de limiter le potentiel d’exportation vers ce marché. Dans ce contexte, le secteur devrait adopter une stratégie prudente, axée sur l’efficacité et la productivité, afin de faire face à la volatilité des marchés internationaux.
1er avril 2026 / FAS-USDA / États-Unis.
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