France
MPF : stabilité sur le prix du porc
La semaine dernière s’inscrit dans la continuité de la précédente. Le cours du porc se maintient à 1,433 € et l’ensemble des acteurs semble s’en satisfaire. Les acheteurs affichent une position relativement unanime, avec des enchères convergeant autour de ce niveau moyen. À l’approche de trois semaines consécutives à quatre jours d’activité, les vendeurs restent prudents et privilégient l’écoulement des porcs à ce prix, afin de préserver la fluidité des livraisons.
Uniporc : réduction de l’écart de poids
L’activité d’abattage sur la zone UNIPORC s’est maintenue au même niveau que la semaine précédente, avec plus de 367 000 porcs, traduisant une certaine dynamique du marché. S’il convient d’anticiper les besoins liés à la moindre activité du mois de mai, les volumes restent supérieurs à ceux de 2025. Cette intensité d’abattage impacte directement les poids moyens, qui affichent la semaine dernière leur plus faible écart avec 2025, limité à 380 grammes.
Union européenne
En Allemagne, le marché reste toujours équilibré, avec une offre suffisante pour couvrir la demande malgré quelques excédents régionaux. La demande des détaillants demeure atone et la météo retarde le démarrage de la saison des grillades. Les perspectives restent prudentes, avec une stabilité du prix à 1,70 €.
En Espagne, sur le plan sanitaire, une nouvelle commune au sud entre dans la zone de surveillance de la FPA avec l’apparition d’un nouveau cas. Cela ne semble pour le moment pas remettre en cause la gestion maitrisée de la maladie sur le territoire. Sur le marché, les prix peinent à progresser malgré la pression des éleveurs. Le niveau de poids reste important, freinant toute dynamique haussière. Les abattoirs restent prudents face à un marché de la viande peu porteur. La tendance reste stable à court terme, avec des incertitudes liées à l’offre après le 1er mai.
En Belgique, le prix reste stable dans un contexte d’uniformisation. L’activité d’abattage est nettement supérieure à l’an dernier (+14 %) et les poids reculent de 440 g. Les marges des abattoirs restent faibles, dans l’attente d’une amélioration du marché de la viande.
En Italie, le marché marque un net ralentissement. La demande est affaiblie par une consommation faible et des conditions météorologiques défavorables. Dans ce contexte, le marché s’oriente vers un équilibre fragile, avec peu de perspectives à court terme.

États-Unis et Chine
Le marché américain demeure globalement stable, avec peu d’évolution d’une semaine à l’autre. La valeur des découpes reste quasi inchangée, les hausses observées sur certaines pièces, notamment le jambon, étant compensées par des replis sur d’autres. Les volumes d’abattage se maintiennent à un niveau élevé, comparables à ceux de l’an dernier et supérieurs aux moyennes historiques, traduisant une offre soutenue. Sur le plan économique, la rentabilité des élevages s’est nettement améliorée après une période difficile, avec des marges redevenues positives et des perspectives favorables pour 2026. Toutefois, cette amélioration reste fragile et incite davantage à la consolidation qu’à une expansion du cheptel.
Le marché chinois est resté sous pression avec une dominante baissière, liée à une offre toujours abondante et des sorties régulières d’animaux. La demande intérieure demeure modérée, pénalisée par la saison estivale et une consommation atone, ce qui limite toute reprise des prix. Des fluctuations locales ont été observées, sans inverser la tendance générale. Les abatteurs restent prudents face à des débouchés peu dynamiques. Ce contexte confirme une phase d’ajustement du marché, caractérisée par un déséquilibre persistant avec une offre surabondante.

