France
Marché Porc Français : un prix moyen qui reste stable
En raison des semaines à quatre jours d’activité, le volume de porcs présentés au MPF est légèrement inférieur. Pour autant, la position des acheteurs n’évolue pas, avec des enchères maintenues au même niveau que la semaine précédente. À ce stade, rien ne semble en mesure de remettre en cause cette stabilité, ni une éventuelle rétention de porcs, ni des signaux encore trop limités du marché de la viande.
Uniporc : dernière baisse avant la remontée des poids
Le volume d’abattage est relativement similaire à celui de l’an dernier, dans un contexte de semaine à quatre jours d’activité. L’évolution des poids reste favorable, avec un écart désormais limité à 170 grammes par rapport à 2025. Toutefois, les poids devraient rapidement repartir à la hausse dans les semaines à venir en raison des jours d’activité perdus. Cela reste néanmoins le point positif de la semaine : la filière entame le mois de mai avec un marché relativement équilibré, ce qui n’avait pas été le cas jusqu’à présent.
Union européene
En Allemagne, le marché est contrasté, avec des tensions liées au marché de la viande qui freinent toute hausse. Certains abattoirs évoquent même des baisses, tandis que des déséquilibres régionaux persistent entre excédents et offres plus limitées. La recommandation reste stable à 1,70 €/kg. Le commerce de la viande s’améliore légèrement avec les produits à griller, mais l’ensemble reste prudent.
En Espagne, la PPA progresse avec 47 foyers et 284 cas chez les sangliers, dont un hors zone initiale, ce qui renforce les inquiétudes. Sur le marché, les poids reculent (–430 g) mais restent élevés après Pâques. Les retards sont globalement résorbés et l’offre commence à se tendre, même si aucune pénurie n’est encore visible. Les marges abattoirs diminuent mais restent positives.
En Belgique, le prix reste stable depuis près de deux mois, mais les demandes de baisse émergent. Les abattages sont très élevés (+20 %) et l’offre dépasse encore la demande malgré des poids inférieurs à 2025. Dans un contexte de marché de la viande difficile, une pression baissière n'est pas à exclure à court terme.
En Italie, la situation reste dégradée, avec une demande en recul et des poids en hausse. Les abattoirs subissent des pertes importantes, tandis que les producteurs demandent des hausses pour couvrir les hausses de coûts de production. Le marché est déséquilibré et incertain, avec une tendance plutôt stable à légèrement baissière attendue.

États-Unis et Chine
Le marché américain reste sans tendance claire, avec des prix au comptant globalement stables depuis plusieurs semaines. La valeur des découpes progresse légèrement, soutenue par la hausse de plusieurs pièces, notamment le jambon, les côtes et l’épaule, ce qui traduit une demande relativement solide. Les volumes d’abattage demeurent élevés et supérieurs aux références historiques, confirmant une offre abondante mais bien absorbée. Par ailleurs, les niveaux de stocks frigorifiques apparaissent inférieurs aux moyennes, ce qui constitue un facteur de soutien pour les prix à l’approche de la période estivale.
Le marché chinois est resté fragile, avec une évolution globalement orientée à la baisse. Les disponibilités restent importantes, alimentées par des mises en marché régulières, ce qui continue de peser sur les équilibres. En face, la demande peine à se redresser, freinée par un contexte saisonnier peu favorable et une consommation prudente. Quelques ajustements locaux ont permis de limiter le recul, sans enclencher de véritable reprise. Selon plusieurs rapports, la production porcine est en hausse de 4,2 % sur le premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Malgré la réduction du cheptel, les meilleurs performances techniques continuent de faire croitre la production.

