France
MPF : une progression minimale en fin de semaine
Après quinze semaines sans évolution, le prix moyen enregistré au Marché du Porc Français progresse de 0,1 centime lors de la séance de jeudi. Plus que l’ampleur de cette hausse, c’est avant tout le signal envoyé au marché que les opérateurs retiennent. Au cours de la séance, certains groupements ont réalisé quelques invendus face à des propositions d’achat restées stables, provoquant une légère ouverture de la part des abattoirs. Cette évolution traduit un début de réaction de l’aval face à une fluidification de l’offre, sans pour autant marquer clairement l’entrée dans une véritable phase de hausse.
Uniporc : retour à une activité normale
Après un mois de mai compliqué, comme souvent, l’activité semble retrouver un fonctionnement normal. Le volume d’abattage est relativement similaire à celui observé à la même période l’an dernier. Les poids reculent de nouveau fortement, avec une baisse de 500 grammes, ramenant la courbe au niveau de 2025. Les effets du coup de chaleur continuent de peser et contribuent ainsi à un retour plus rapide vers un marché plus fluide et mieux équilibré.
Union européenne
En Allemagne, les jours fériés ont généré des retards d’enlèvement dans de nombreuses régions, tandis que les débouchés en viande demeurent difficiles, aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’export. Les principaux abattoirs réclament des baisses de prix afin d’éviter de nouvelles réductions d’activité. Malgré cela, certaines régions décrivent un marché relativement équilibré et le prix directeur est finalement maintenu. Du côté de la viande, la grande distribution multiplie les promotions sur de nombreuses pièces. Les volumes disponibles sont largement suffisants et les prix restent globalement stables, même si des pressions baissières apparaissent localement.
En Espagne, la PPA poursuit sa progression chez les sangliers avec 52 foyers recensés et 325 cas positifs, sans impact sur les élevages domestiques. Sur le marché, la baisse marquée des poids d’abattage (-1 kg) soutient une nouvelle progression du prix. L’offre se réduit sous l’effet combiné d’un moindre nombre de porcelets en début d’année, d’un ralentissement des performances de croissance et des fortes chaleurs. La réouverture des Philippines constitue un signal positif sans pour autant avoir un impact significatif et les difficultés d’exportation vers les autres marchés tiers continuent de peser. Pour autant, l’Espagne maintient et accélère sa progression du prix du porc.
En Belgique, face à un marché de la viande toujours difficile, le cours du porc belge recul de nouveau. Les jours fériés ont généré quelques retards d’enlèvement, même si l’offre reste relativement limitée avec des poids inférieurs à ceux observés habituellement à cette période de l’année. Toutefois, cette situation ne suffit pas à soutenir les prix et la pression exercée par le marché allemand continue de se répercuter sur le marché belge.
En Italie, la situation s’est progressivement améliorée. Les abattoirs sont revenus à l’équilibre économique malgré une consommation toujours modérée. Les opérateurs attendent désormais le démarrage de la saison touristique à partir de la mi-juillet. D’ici là, un équilibre satisfaisant devrait permettre le maintien d’une cotation stable après plusieurs semaines de recul.

États-Unis et Chine
Le marché américain demeure stable, avec des prix et une valorisation des découpes peu évolutifs. La hausse de certaines pièces, notamment l’épaule, est compensée par le recul du flanc, limitant la progression de la carcasse. Les abattages ont été réduits par le Memorial Day mais restent comparables à ceux de l’an dernier. Malgré plus de deux années de rentabilité élevée, les producteurs restent prudents et privilégient le rétablissement de leur situation financière plutôt qu’une expansion du cheptel, dans un contexte économique encore incertain.
Le marché chinois a évolué dans un contexte de relative stabilité après plusieurs mois de pression baissière. Les prix se sont maintenus grâce à une offre mieux maîtrisée par certains producteurs et à une réduction progressive des capacités de production. Toutefois, la demande intérieure reste modérée et ne permet pas d'enclencher une véritable reprise. Les autorités poursuivent leurs efforts pour rééquilibrer le marché et soutenir les revenus des éleveurs. Dans ce contexte, les cours évoluent dans une fourchette étroite, avec un marché encore prudent mais dont les fondamentaux semblent progressivement s'assainir.

