Les éleveurs de porcs sud-africains sont appelés à faire de la biosécurité une pratique quotidienne, plutôt qu’une mesure appliquée uniquement lors de l’apparition de foyers de maladie. L’une des priorités consiste à empêcher tout contact entre les porcs domestiques et les suidés sauvages, notamment les phacochères et les potamochères, grâce à des clôtures périphériques sécurisées, des doubles barrières, un confinement strict et des zones tampons suffisantes.
Il est recommandé aux éleveurs de s’approvisionner uniquement auprès de fournisseurs fiables garantissant la traçabilité et l’origine des animaux, et d’éviter les circuits informels ou insuffisamment contrôlés lorsque le statut sanitaire des porcs ne peut être vérifié. Tout nouvel animal introduit dans l’élevage devrait être placé en quarantaine pendant au moins 28 jours dans une installation dédiée avant de rejoindre le troupeau. Durant cette période, il convient de surveiller notamment toute perte d’appétit, abattement, fièvre, rougeur cutanée, diarrhée, vomissements, troubles respiratoires ou avortements inexpliqués.

Une quarantaine efficace nécessite également l’utilisation de matériel, de bottes et d’équipements d’alimentation spécifiques afin d’éviter l’introduction d’agents pathogènes dans le reste de l’élevage. Parmi les autres mesures essentielles figurent l’enregistrement des visiteurs, l’utilisation obligatoire de vêtements et de chaussures réservés à l’élevage, l’élimination des matières organiques avant la désinfection, l’interdiction de distribuer des déchets de cuisine ou des eaux grasses aux porcs, l’utilisation d’aliments commerciaux autorisés et le maintien de clôtures empêchant toute entrée ou sortie de porcs.
Les éleveurs sont également invités à observer quotidiennement leurs animaux afin de détecter rapidement des signes tels que fièvre, lésions cutanées ou mortalités soudaines. Toute suspicion de peste porcine africaine (PPA) doit entraîner immédiatement l’arrêt des mouvements dans l’élevage et le signalement aux services vétérinaires officiels. Une biosécurité rigoureuse, la traçabilité des animaux introduits, une quarantaine de 28 jours et un signalement précoce restent des éléments essentiels pour prévenir la PPA et limiter les pertes qu’elle peut entraîner pour les élevages et l’ensemble de la filière porcine sud-africaine.
22 septembre 2026 / Afrique du Sud.
www.foodformzansi.co.za/


