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La fièvre aphteuse et la peste porcine africaine provoquent de lourdes pertes en Afrique du Sud

Le secteur porcin sud-africain subit une pression croissante alors que la fièvre aphteuse et la peste porcine africaine continuent de frapper durement la filière.

8 Mai 2026
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Le secteur porcin sud-africain fait face à une pression croissante alors que la fièvre aphteuse (FA) et la peste porcine africaine (PPA) continuent de réduire le nombre de truies et d’augmenter les coûts de production. Les acteurs de la filière avertissent que les mesures actuelles de lutte contre les maladies, principalement conçues pour les bovins, aggravent les difficultés des éleveurs de porcs tout en menaçant la rentabilité et le bien-être animal.

Bien que souvent moins médiatisé que d’autres secteurs de l’élevage, l’impact économique sur la filière porcine est considérable. Les foyers sanitaires restent le principal risque pour les producteurs, même si les élevages indemnes peuvent bénéficier d’une offre plus limitée et de prix du porc plus élevés. Depuis fin 2025, au moins 16 foyers de fièvre aphteuse ont été signalés dans des élevages porcins commerciaux de plusieurs provinces, affectant environ 12 700 truies.

La situation s’est aggravée avec des foyers de PPA dans des fermes commerciales regroupées près de Pretoria, où près de 5 900 truies ont été abattues. Au total, les pertes représentent environ 18 590 truies de capacité de production nationale, soit un impact estimé à plus de 250 000 porcs sur l’ensemble du cycle de production. Certains éleveurs ont quitté l’activité après des épisodes répétés de maladie, réduisant encore davantage l’offre.

L’une des principales préoccupations des producteurs concerne l’application aux élevages porcins de protocoles de lutte contre la fièvre aphteuse initialement conçus pour les bovins. Ces mesures retardent les abattages, limitent l’accès au marché et réduisent fortement la valeur des carcasses. Selon les producteurs, les pertes peuvent atteindre jusqu’à la moitié de la valeur de chaque porc dans le cadre des réglementations actuelles, poussant certains à retarder l’abattage afin de limiter les pertes financières.

Les longues périodes de quarantaine et les restrictions d’abattage soulèvent également d’importants problèmes de bien-être animal. Les retards dans l’envoi des porcs à l’abattoir entraînent une surpopulation des bâtiments, davantage de stress et des troubles comportementaux comme la caudophagie et le cannibalisme. L’augmentation du nombre d’animaux et des poids à l’abattage accentue aussi la pression sur les ressources des élevages et leur trésorerie.

Malgré ces difficultés, la filière indique avoir renforcé ses mesures de biosécurité et être mieux préparée que lors des précédents foyers. Les prix élevés du porc et des coûts d’alimentation relativement plus faibles permettent encore à certains producteurs de rester rentables, à condition de maintenir leurs troupeaux indemnes. Des campagnes de vaccination commencent également à être mises en place, même si les contraintes d’approvisionnement et les incertitudes concernant les exportations restent des préoccupations majeures.

Dans l’ensemble, la pression sanitaire continue de transformer la filière porcine sud-africaine, marquée par une offre réduite, des coûts en hausse et l’évolution constante des mesures de contrôle.

27 avril 2026/Afrique du Sud.
https://www.africanfarming.com/

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