La filière porcine sud-africaine se redresse, la nette diminution des foyers de peste porcine africaine (PPA) et de fièvre aphteuse permettant aux producteurs de reconstituer leurs cheptels. Les élevages porcins commerciaux n’ont signalé aucun nouveau foyer de PPA depuis avril 2026, tandis que les cas de fièvre aphteuse ont également fortement reculé. La rentabilité des producteurs s’est ainsi améliorée, soutenue par la baisse du coût de l’alimentation animale et par des prix du porc fermes, même si la hausse des importations de viande porcine commence à exercer une pression à la baisse sur le marché.
Les épisodes sanitaires qui ont touché le secteur à la fin de 2025 ont réduit les effectifs porcins, entraînant, au premier trimestre 2026, une baisse de 5,1 % sur un an des abattages de porcs comme de la production de viande porcine. Toutefois, le recul des prix du maïs a permis de compenser en partie la diminution de l’offre et d’améliorer les marges des producteurs. Par ailleurs, un meilleur accès à la vaccination et l’augmentation des capacités d’abattage pour les porcs provenant d’élevages touchés par la fièvre aphteuse ont renforcé les efforts de redressement de la filière.

La reconstitution des cheptels devrait prendre du temps, car les élevages touchés par la PPA doivent respecter une période de quarantaine avant de pouvoir entamer un repeuplement progressif avec des reproducteurs. Selon les projections du secteur, les cheptels reproducteurs devraient retrouver leur niveau antérieur aux foyers d’ici à la fin de 2026, tandis que l’ensemble des capacités de production devrait se rétablir au cours des douze prochains mois.
Malgré l’amélioration de la situation sanitaire, les producteurs restent préoccupés par les pressions économiques. La hausse des volumes de viande porcine importée pèse sur les prix intérieurs, tandis qu’une éventuelle augmentation du coût des aliments, liée à des conditions météorologiques défavorables et à la progression des prix mondiaux des engrais, pourrait réduire les marges en 2027. Néanmoins, les perspectives de bonnes récoltes de maïs et de soja devraient maintenir les coûts de l’alimentation animale à un niveau relativement bas à court terme et soutenir la poursuite du redressement de la filière.
9 juillet 2026/ Afrique du Sud.
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