Le regroupement des infections au sein des ménages et des villages met en évidence le rôle d’une mauvaise hygiène et de pratiques inadéquates de conduite des porcs dans le maintien de la transmission de Taenia solium, selon l’étude. Près d’un quart des ménages des zones étudiées déclarant au moins un porc infecté, les résultats soulignent un risque important et persistant pour la santé publique, en particulier dans les communautés où l’inspection des viandes est limitée et où la consommation de porc insuffisamment cuit est fréquente.
Les chercheurs avertissent que, sans interventions rapides et coordonnées, les districts du nord pourraient continuer à servir de réservoir au parasite, compromettant les efforts de lutte tant nationaux que mondiaux. La cysticercose à Taenia solium figure dans la feuille de route 2021-2030 pour les maladies tropicales négligées, qui appelle à des actions ciblées dans les zones de forte transmission.

L’étude soutient une approche « Une seule santé » intégrant l’amélioration de l’assainissement, de la conduite des porcs, de l’éducation communautaire ainsi que le traitement des populations humaines et animales. Elle valide également l’utilisation de la modélisation géospatiale pour identifier et confirmer les zones à haut risque, permettant aux décideurs de mieux cibler les ressources.
Des investissements durables, de meilleurs outils diagnostiques et des stratégies complémentaires, telles que des traitements ciblés autour des porteurs identifiés, sont considérés comme essentiels pour rompre le cycle de transmission.
5 septembre 2025/Uganda/
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