Jordi Beascoechea; Bemat Subministraments SL. (Espagne)
09-Sep-2008 (il y a 17 ans 6 mois 23 jours)
On
essaiera aujourd’hui d'expliquer d'une manière plus concrète
les changements qu'il peut y avoir à court et moyen terme dans la formulation
des aliments. Définissons d'abord les nouvelles sources d'énergie
: | Huile végétale + méthanol => ester méthylique + glycérine |
Tableau
de rendements des 3 graines les plus utilisées
En
Europe, la graine la plus utilisée est le colza; sa production
est estimée à 15 millions de Tm. Le marché actuel
et les prévisions sont de 21 millions en 2010. Ces chiffres entraînent
respectivement une production de 9 millions de Tm d’huile et de
12,50 millions de Tm de farine.On pourrait faire la même extrapolation au niveau mondial de la production de farine de soja et de farine de tournesol et au final, on voit que l'augmentation de la production de biodiesel entraîne une offre plus grande de farines végétales qui doivent être absorbées en même temps par le marché. Cela influe sur les prix des graisses et des farines dans des sens opposés. Il faut aussi tenir compte du fait que selon les différents types de farine, les incorporations dans l'aliment varient d'une manière substantielle :
Mais on doit aussi comprendre que toutes ces farines se font concurrence entre elles, puisque l'incorporation de la protéine dans l'aliment est limitée, et varie en fonction de l'âge et du type d'animal. |
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Le
DDGS est ce qui reste de la céréale après l'extraction
de l'amidon. La composition chimique est la suivante :
Les productions européennes de DDGS sont les suivantes :
Les productions américaines sont les suivantes :
Si on extrapole ces données, on voit que la production de DDGS en Europe ira en augmentant. Maintenant, voyons leur possible incorporation dans les aliments :
Tout cela, comme pour le biodiesel, entraîne une offre plus grande de produits à teneur élevée en protéines et en fibres qui doivent être aussi absorbés par le marché. |
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1-
Toutes les usines qui sont actuellement en projet sont basées sur
un pétrole se situant au-dessus de 58 à 60 $ le baril pour
être rentables ; chose, aujourd'hui, plus que probable. Mais
une baisse du prix du pétrole entraînerait un arrêt
au niveau mondial de ces usines et de projets futurs. 2- En supposant que le point 1 ne se produise pas, la production de bio-combustibles dans la communauté ira en augmentant puisque la prévision selon Bruxelles était en 2005 de 2 % d'incorporation dans l'essence et dans le gas-oil. Fait qui ne s'est pas réalisé, étant à peu près à la moitié, et l'incorporation de 5% en 2010. |
-
La production de bioéthanol et de biodiesel suppose une
plus grande consommation de sources d'énergie c’est-à-dire
d'huiles et d'amidons, ce qui entraînera plus qu'un renchérissement
de celles-ci.
- La production de bio-carburants génère directement ou indirectement une augmentation de la production de sources de protéines, aboutissant à des prix de plus en plus compétitifs. Bien que nous doutions que cela compense les hausses des céréales. |