Jordi Ventura. Vétérinaire. Espagne
08-Jan-2008 (il y a 18 ans 2 mois 23 jours)![]() |
| Le suivi permet l'assistance sur plus de critères. |
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| On peut aider ainsi les moins favorisés pour qu'ils prennent le colostrum par eux-mêmes. | On peut arriver à donner le colostrum aux plus faibles manuellement. | |
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Il faut tenir compte de la durée de la
gestation de SON élevage et non pas de celle de l'élevage
voisin. Différentes méthodes de saillies peuvent entraîner
des durées moyennes de gestation différentes. Si un jour
on décide de changer cette méthode, la durée de la
gestation peut se trouver modifiée. - On doit tenir compte qu'il y a des truies dans l’élevage avec une tendance à avoir des gestations plus courtes ou plus longues par rapport à la moyenne. Certains élevages ne programment pas la première mise-bas ou la première et la seconde mise-bas pour détecter ces tendances individuelles. - On doit tenir compte que la grande majorité des éleveurs préfèrent ne pas programmer les primipares pour atténuer le traumatisme que signifie pour elles la première mise-bas. - On doit tenir compte que les truies qui sont saillies 3 ou 4 fois parce qu’elle ont des chaleurs longues auront une durée de gestation plus longue que les truies qui ont seulement été inséminées 1 ou 2 fois. - On doit tenir compte qu'en programmant les mises-bas, cela va augmenter le % de truies qui aura besoin d'assistance. Si on décide la programmation c'est parce qu’on va être auprès d'elles. Si un jour particulier, on ne va pas pouvoir le faire, il est préférable de ne pas les programmer. - Il faut savoir que la prostaglandine est une hormone et nécessite des conditions minimales de conservation. Si on programme des truies avec de la prostaglandine en mauvais état et si aussitôt on les traite à l'ocytocine pour déclencher les mises-bas, on peut s’attendre à un désastre considérable. - Il faut tenir compte du danger que représente la manipulation de la prostaglandine pour les personnes asthmatiques et surtout pour les femmes enceintes (nous avons de plus en plus de personnel féminin travaillant en élevage). - On doit évaluer le résultat de la procédure de programmation. Si beaucoup de mises-bas lentes en découlent, il faut considérer qu’on peut être en train de trop avancer ces mises-bas. On peut même arriver à provoquer une hémorragie ombilicale. Au contraire, si plus de 20 à 30% des truies mettent bas avant le jour prévu, on peut penser qu'en général on est en train de programmer trop tard. |
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A certaines périodes, dans des zones ou des élevages particulièrement
chauds il peut être intéressant de faire les mises-bas des
truies aux heures les plus fraîches de
la journée. - Dans des élevages de grande taille, avec 20 à 40 mises-bas par jour, au travail très planifié y compris avec le personnel en journée continue, il faut que, comme aussi avec les autres travaux d'élevage, les mises-bas soient aussi planifiées. - Au contraire, dans des élevages fonctionnant en bandes de 3, 4 ou 5 semaines, dans lesquels il y a déjà une grande concentration de mises-bas, il est peut-être préférable de les laisser mettre bas et ainsi voir si elles se répartissent un peu plus. Ces journées avec des mises-bas nombreuses demanderont aussi plus d'heures de présence sur l'élevage. - On constate que les mises-bas des truies en liberté se déroulent mieux. Elles font plus d'exercice et arrivent aux mises-bas dans de meilleure condition physique. On peut envisager de moins programmer les MB dans ces élevages - On peut aussi envisager seulement la programmation des vieilles truies parce que ce sont celles qui ont plus de mort-nés. |
Programmer
les mises-bas doit signifier avoir moins de mort-nés et aussi plus
de sevrés par truie. Si ce n'est pas le cas, mieux vaut ne pas le faire. |
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| En
programmant les mise-bas, on peut avoir 60-70% des truies mettant bas en même temps. |
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| Suivi. "Je peux contrôler l'évolution des mises-bas" |