Commentaire 19-nov-2010
Pôle Économie IFIP
19-Nov-2010 (il y a 15 ans 4 mois 13 jours)
Stabilité
Voilà maintenant près d’un mois que la stabilité règne
sur les marchés européens.
En Allemagne, une bonne demande dans le nord est du pays compense l’accroissement
de plus de 5% des abattages (cumul 2010/2009). Les récentes promotions stimulent
la consommation. L’amélioration des prix des pièces a entraîné celle du prix
du porc. La transition entre deux méthodes de classement (Fom à Auto-Fom) le
5 novembre brouille cependant la lisibilité de ces évolutions.
La croissance des cours a été moindre aux Pays-Bas.
Au Danemark, la situation est stable, comme
en France, après 2 semaines de 4 jours, sans baisse des cotations. Plus étonnant,
le marché est également stable en Espagne, où les prix ne devraient plus beaucoup
évoluer et les abattages sont fluides.
Situations mondiales variées
Le prix du porc aux Etats-Unis s’est effondré
sous l’effet combiné d’une hausse saisonnière de l’offre et d’une moindre valorisation
de la carcasse, dans un contexte d’incertitude des acheteurs quant à la consommation
nationale. Combiné à l’affaissement du dollar, les Etats-Unis retrouvent de
ce fait une forte compétitivité sur le marché mondial.
Au Brésil, les meilleures conditions économiques
encouragent les consommateurs à acheter de la viande, celle de porc notamment,
qui bénéficie de la forte hausse du prix de ses concurrentes. Le prix du porc
brésilien augmente donc, renforcé par la fermeté du real, dépassant ainsi le
prix américain.
Les exportations allemandes souffrent sur
les marchés polonais et baltes de la faiblesse des prix en Pologne. Les demandes
en pièces grasses diminuent également sur les marchés d’Europe de l’Est. Selon
les opérateurs danois, les exportations vers la Chine se passent
bien. Des difficultés pour tous les opérateurs se font
toutefois sentir vers le Japon, en raison de stocks élevés,
et vers la Russie, où les clients importateurs manquent de licences
d’importations.
Qu'attendre de la fin d'année ?
La production de l’UE à 27 devrait croitre de 1% durant
le 4ème trimestre 2010 comparé à 2009. Face à cette hausse, la demande
semble moins porteuse. En Allemagne, une baisse des besoins des industriels
de la transformation se fait jour. De même, une moins bonne dynamique à l’exportation
est perceptible.
La situation pourrait se débloquer vers la Russie, avec l’espoir de la libération
prochaine de nouvelles licences d’importations.
L’équilibre actuel dans l’union européenne devrait
toutefois perdurer à court terme. Une baisse des prix est cependant vraisemblable
d’ici la fin d’année.
Notre analyse complète dans Baromètre Porc, la revue économique de l'IFIP.
Le 19 Novembre 2010