Pôle Économie IFIP
30-Avr-2010 (il y a 15 ans 11 mois 2 jours)
- Le déséquilibre produit par l'absence d'une entreprise
importante a été absorbé (comme cela arrive toujours),
l'offre ayant été redistribuée entre les abattoirs
qui continuent à travailler normalement. - Le prix ayant été réajusté, avec de sévères corrections après le "grave incident commercial" déjà mentionné et peu de semaines après celui-ci, notre marché retrouve l'optimisme habituel tous les ans à cette époque. - Malheureusement les marchés restent apathiques, la météorologie en Allemagne n'a pas favorisé les barbecues (des opérateurs bien informés affirment qu'en mai, une fin de semaine ensoleillée ou nuageuse signifie consommer ou ne pas consommer 800 tonnes d'échine) et personne ne peut faire de pronostics sur la consommation. |
- Nous dépendons en dernier lieu des marchés extérieurs
: si en Europe la consommation continue à rester en suspens ou
sous des niveaux minimas, l'évolution de notre cours rencontrera
vite un pic insurmontable. Ce n'est pas réconfortant mais c'est
ainsi. - Si l'abattoir ne peut pas répercuter la hausse, il faudra qu'il puise dans sa trésorerie propre. Cela est déjà arrivé. Cela arrivera probablement à nouveau. On n'en est pas si loin! - La persistance d'une offre faible (tous les indicateurs vont dans ce sens) garantit que le porc dispose de temps (semaines) pour replacer son cours à des niveaux plus attractifs. Cela se produira malgré le fait que les autres circonstances ne sont pas favorables; maintenant si l'abattoir ne défend pas sa marge ou entre dans une zone de marges négatives (hypothèse trop probable), des tensions insupportables qui conduiront à des réductions d'abattages vont se créer. |
![]() Guillem Burset |