Commentaire 21-avr-2009
Pôle Économie IFIP
21-Avr-2009 (il y a 16 ans 11 mois 11 jours)
Les cours reprennent mais la résistance est forte
En mars, les cours du porc se sont progressivement orientés
à la hausse dans les principaux bassins de production de l’UE.
Le prix perçu en Espagne reste en tête en Europe mais connaît un coup d’arrêt
depuis la mi-mars. En France, l’évolution est similaire ; les
cours stagnent.
En Allemagne, les cours se sont nettement orientés à la hausse, malgré une pause avant Pâques. Le prix perçu allemand concurrence à présent le prix espagnol.
Après de longues semaines de stabilité, le prix danois est fortement remonté ces dernières semaines. Il talonne le prix néerlandais mais reste néanmoins la lanterne rouge.
L’offre baisse… mais pas partout
Globalement, dans les quatre principaux pays producteurs,
les abattages du 1er trimestre 2009 sont stables comparés
à la même période en 2008. En Allemagne, le nombre d’animaux abattus augmente
de près de 1% alors qu’au Danemark, il recule de près de 1%. Les abattages aux
Pays-Bas diminuent de 0,5% alors qu’ils restent stables en France.
La demande intérieure se maintient – les exportations se réveillent
Avec l’arrivée du printemps et du beau temps dans le Nord de l’Europe, la demande intérieure se porte bien et tire les prix. Le Danemark montre un peu d’optimisme pour les semaines à venir, encouragé par l’amélioration des flux vers les pays tiers, la Russie notamment.
En France, la consommation (par bilan) est restée proche en 2008 de son niveau
de 2007 (- 0,4%). Elle connaît un bon début d’année 2009, tant en porc frais qu’en
charcuterie. Cependant, des tensions demeurent, en raison
de difficultés à l’aval.
Entre la baisse de l’offre qui se concrétise et la demande
saisonnière qui démarre, les cours du porc reprennent en Europe. Même
la période de Pâques, souvent synonyme de baisse des prix du porc, s’est passée
sous le signe de la stabilité. La hausse des cours redémarre habituellement après
les fêtes pascales, sauf que cette année, certaines tensions pourraient peser
sur l’amplitude de cette hausse. En effet, la consommation en Espagne et dans
les NEM est affectée par la crise économique. Par ailleurs, le
mois de mai, avec ses nombreuses interruptions, pourrait perturber la fluidité
des abattages.
Notre analyse complète dans Baromètre Porc, la revue économique de l'IFIP.
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