Commentaire 18-fév-2009
Pôle Économie IFIP
18-Fév-2009 (il y a 17 ans 1 mois 14 jours)
Un mois de janvier atone – reprise
des prix en février ?
En janvier, les prix perçus en Europe ont reculé,
de près de 4% au Danemark, à près de 7% en Allemagne, par
rapport à la moyenne de décembre.
En France, les cours sont restés stables
en janvier, fluctuant aux alentours de 1,22 € (prix perçu). Depuis
le début de février, l’orientation est à
la hausse, avec un gain de près de 4 centimes en deux semaines.
En Espagne aussi, les cours reprennent (+ 5 centimes environ), tirés
par la bonne tenue du MPB en France.
A l’inverse, les pays du Nord de l’Europe peinent à redémarrer.
Le prix perçu allemand stagne depuis six semaines ; il reste tout de
même en tête en Europe, la France se rapprochant toutefois à
moins de 2 centimes. Après un mois de baisse, le prix danois se stabilise.
Il partage la lanterne rouge européenne avec les Pays-Bas, où
le prix a baissé en début de mois après une phase de calme
fin janvier.
Le cheptel baisse
Les effectifs porcins de fin 2008 sont à présent connus pour 9
pays, dont le Danemark, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas et la France,
représentant les deux tiers du cheptel européen (valeurs 2007).
Tous les troupeaux baissent (- 6% en un an, à
l’échelle européenne), à l’exception
de ceux des Pays-Bas et de l’Italie, où les niveaux se maintiennent.
Le nombre de reproducteurs baisse de plus de 8%, laissant augurer une poursuite
de la diminution de la production au 1er semestre 2009. L’effondrement
du cheptel truies se poursuit à l’Est, avec un nouveau recul de
19% en Pologne, 21% en Roumanie et 22% en République Tchèque.
Des difficultés à l’exportation
Les exportations européennes restent très influencées par
la crise mondiale du crédit. Les principaux pays exportateurs (et tout
particulièrement le Danemark) sont pénalisés par la nouvelle
baisse des valeurs des devises en Europe de l’Est (près de -50%
face à l’euro entre septembre 2008 et février 2009), rendant
les importations plus onéreuses. Il semblerait cependant, au vu du déficit
en viande de porcs dans ces pays, que les flux soient également restreints
en raison d’un manque de confiance des distributeurs dans les circuits
d’importations.
Les prix n’ont pas décollé en janvier,
car malgré la baisse maintenant perceptible de l’offre, les problèmes
de devises ont fortement limité les exportations vers l’Europe
de l’Est. Une reprise des cours se dessine cependant au Sud de l’Europe,
alors que dans le Nord, plus dépendant des marchés à l’export,
les prix stagnent. La dynamique des exportations sera un des facteurs importants
de la vitesse de remontée du prix du porc, tout comme le maintien d’un
bon niveau de consommation.
Notre analyse complète dans Baromètre Porc, la revue économique de l'IFIP.
Pôle Économie IFIP