Commentaire 23-oct-2008
Pôle Économie IFIP
23-Oct-2008 (il y a 17 ans 5 mois 9 jours)
Offre plus abondante que prévu
Après une période de calme relatif début octobre, les
marchés européens sont pour la plupart de nouveau orientés à la baisse.
En cause : une demande qui semble pour le moins atone, et une offre qui ne recule
pas au rythme prévu.
Selon les données disponibles aujourd'hui, les abattages cumulés de l'ensemble
des pays de l’UE ont augmenté de 0,8% durant les 5 premiers mois de 2008, par
rapport à la même période de l'an dernier (à égalité de rythme entre les premier
et second trimestres).
Les prévisions de production pour l'UE à 27, émanant de chacun des pays, étaient
plus faibles : en hausse de 0,4% en un an au premier trimestre, suivie d'une
baisse annuelle de 0,3% au second trimestre.
Cette différence constatée entre les abattages réels et les prévisions nous
amène à opérer un glissement temporel du recul attendu de l’offre : la diminution
sensible de la production ne se fera probablement sentir qu’avec un décalage
de 2 à 3 mois, c'est-à-dire fin 2008-début 2009.
La crise brouille les échanges internationaux
Sur le marché international, la dévaluation du Zloty polonais et de la Livre
sterling pénalisent particulièrement les gros exportateurs européens sur ces
pays, Pays-Bas et Danemark notamment. Un surplus d’offre
pourrait donc momentanément se retrouver sur le marché européen.
Au Brésil, le prix du porc a augmenté mais l’effet n’est pas perceptible sur
le marché international en raison de la baisse parallèle du Réal par rapport
au Dollar et à l’Euro. Les exportations brésiliennes restent donc encore compétitives
par rapport à leurs concurrentes.
Les prix des porcelets stagnent, les coches
se replient
Après une reprise momentanée des cours en septembre, les prix des porcelets
stagnent partout en Europe et les naisseurs restent dans une situation difficile.
Les prix des coches ont poursuivi leur croissance en septembre mais amorcent
maintenant un repli. Ils restent toutefois à un niveau élevé, portés par une
demande toujours réelle pour les pièces grasses.
Dans un contexte général tendu, amplifié par les soubresauts
des places financières et la crise économique sous-jacente, l’offre de porcs
suffit à couvrir la demande, peu dynamique. La pression qui s'exerce sur le
marché des pièces n’a pas permis au prix du porc de se maintenir. Le décalage
dans le temps de la baisse attendue de la production et la faiblesse de la demande
pourraient encore peser sur les prix en octobre. Cependant, la diminution de
l’offre devrait finir par l’emporter et stabiliser les cours sur la fin d’année.
Notre analyse complète dans Baromètre Porc, la revue économique de l'IFIP.
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