Depuis le début du mois de novembre,
les cours dans la
plupart des bassins de production affichent une certaine stabilité.
En semaine 45, un léger mieux a même été observé au Danemark, + 3 centimes, et
en Espagne + 3.5 par kilo vif, soit 4.5 centimes d’euro par kilo mort.
Cette hausse annoncerait-elle
la fin momentanée de la
politique de prix agressive de l’Espagne provoquant, certes des ouvertures
rapides à l’export, mais dans le même temps un facteur important de déséquilibre
sur les marchés étrangers.
La France est le pays le plus concerné par l’importance
des volumes importés. Il suffit de superposer les courbes des marchés
espagnols et français depuis 2 ans pour s’en convaincre. Les prix montent à Pâques
puis chutent en avril mai avant de s’emballer l’été et s’effondrer en automne.
Néanmoins ces remarques qui concernent ces 2 pays ne s’appliquent actuellement
pas sur
les pays du Nord où leurs débouchés à l’Est évitent
de subir la pression à l’importation. Ainsi, peuvent-ils justifier
d’un différentiel de prix toujours important, supérieur de 7 à 12% par rapport
à la France.
La légère diminution de production annoncée en cette fin d’année dans la plupart
des pays européens sera-t-elle suffisante pour rééquilibrer les prix espagnols
et français ?
Tout va dépendre de l’évolution des volumes
consommés.
Hilaire Herbert
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