On pouvait s’attendre en cette période de l’année à
l’essoufflement
des marchés du Nord dopés, rappelons le, par les importations des nouveaux
pays entrant dans la communauté. L’Allemagne perd 8 cts dans la deuxième quinzaine
de septembre, les Pays-Bas 2 cts, mais
ce qui est plus
difficile à comprendre, c’est que dans le même temps, la France perd 7 cts,
l’Espagne 7.3 cts en vif et le Danemark gagne 3 cts.
On pouvait, en effet, penser que le différentiel de prix entre les pays du Nord
par rapport à la France, l’Espagne et le Danemark nous protégerait d’un mouvement
baissier immédiat important. Et bien non, le fait que la France suive de près
la plongée allemande prouve que
nous acceptons la différence
de prix entre nos 2 marchés de 38 cts depuis plusieurs semaines comme une nouvelle
base possible, alors qu’elle est supérieure de quelques 16 cts à la
base moyenne de référence qui se situe à 22 cts.
La présentation des carcasses et les grilles de paiement n’ont pourtant pas changé dans les 2 pays.
Cela est
lourd de conséquence car c’est la
définition et donc l’intérêt même du marché à terme d’Hanovre qui est en cause.
En effet, comment un producteur français peut-il se positionner sur l’avenir à
partir d’une base aussi peu fiable ?
On peut se demander si ce critère pourtant essentiel
dans le contexte européen est véritablement pris en compte lorsqu’il s’agit de
fixer nos prix nationaux. Cela prouve à l’évidence que la marchandise
disponible dans notre pays ne circule pas aussi librement qu’elle le devrait.
Dommage que les opportunités liées à ces décalages de prix de marché ne soient pas saisies car la production nationale en aurait tellement besoin.
Hilaire Herbert
Vous pouvez réagir à ce commentaire et aux comparaisons des prix payés à l'éleveur
sur le forum de discussion