Description de l'élevage et apparition du cas
Description de l'élevage
Il s'agit d'un élevage
naisseur-engraisseur d'environ
300 truies reproductrices au sud de l'Espagne, destiné à
la multiplication pour une coopérative de la région.
Cet élevage est indemne d'Aujeszky et de SDRP. Le niveau de conduite est
plutôt léger, les éleveurs travaillent sur l'élevage
à temps partiel, en partageant le travail à l'élevage avec
le travail aux champs.
Au mois d'août, après un grave accident dû à une panne
électrique pendant un week-end dans le bâtiment gestantes, la grande
majorité des truies ont péri pendant la phase de gestation, seules
les truies en mises-bas ou en premier tiers de gestation ont survécu à
l'accident.
Afin de limiter au maximum la perte de production, ils ont été obligés
d'effectuer un
renouvellement très important du
cheptel et très rapide. Au vu de l'ampleur du problème,
les propriétaires ont décidé de repeupler par des truies
d'engraissement.
Apparition du cas
Cinq mois après l'accident qui a fait chuter la production, le vétérinaire
de la coopérative nous appelle pour avoir notre avis sur
des
écoulements vaginaux sur les truies et sur
des
troubles nerveux qui touche les porcelets allaitants, les deux problèmes
ayant commencé de manière sérieuse il y a deux mois.
Avant de visiter l'élevage nous analysons les données provenant
de leur programme de gestion.
Il est à peine resté des truies des cycles 6 et 7 et le nombre de
truies de plus de 3 cycles était très faible (15 truies par cycle).
Dans cet élevage, on pratique l'insémination artificielle pour 100%
des saillies.
La semence provient du centre d'insémination
de la coopérative dans lequel les dernières analyses
effectuées écartaient toute présence de pollution bactérienne
sur les doses analysées.
Le dilueur utilisé contient de la lincomycine et de la spectinomycine.
On utilise seulement des cathéters jetables. On prélève un
verrat qui n'a jamais effectué aucune saillie.
L’évolution des pertes a été la suivante :
 
Il n'existait pas de données sur les truies de + de 5 cycles pour
la période concernée. |
Le vétérinaire qui suit l'élevage explique que le responsable
de la maternité a observé que
le problème
commence 2-3 jours après la naissance et qu’il diminue relativement
sur les animaux atteints plus âgés. Il ne semble pas y
avoir de résultat au traitement injectable à l'amoxicilline sur
les animaux touchés.
Résultats des premières analyses et visite de l'élevage
Premières analyses
Puisque le vétérinaire de l'élevage pense qu'il peut s'agir
d'un problème vaccinal malgré le statut indemne d'Aujeszky de l'élevage,
la première chose qui a été faite fut d'effectuer une analyse
ELISA vis à vis de cette maladie sur les reproducteurs aux portées
touchées depuis deux semaines : les résultats furent négatifs.
Les porcelets autopsiés ne montrent pas de lésions
spécifiques et on a envoyé des échantillons de
liquide céphalo-rachidien pour la recherche de
Streptococcus suis
ainsi que des écouvillons pour la culture d'
Haemophilus parasuis
: les deux ont donné
des résultats négatifs.
La culture d’écouvillons vaginaux des truies à écoulements
vulvaires a donné comme résultat l'isolement de
Staphylococcus
spp,
Proteus et
Escherichia coli. On a alors supplémenté
l'aliment avec 400 ppm de chlortétracycline à partir des résultats
de l'antibiogramme mais
cela ne semble pas donner de
grands résultats.
Visite de l'élevage
Gestantes
Lors de la visite à l'élevage, on s'aperçoit que
le
problème des écoulements touche principalement les truies primipares,
avec aussi quelques truies plus âgées aussi. Les truies sont apparemment
saines.
L'aspect des animaux touchés ressemble à celui figurant sur les
photos suivantes.
Le responsable des inséminations est convaincu que le traitement par l'aliment
n'a pas été inutile, ainsi que le renforcement de l'hygiène
(nettoyage de la partie arrière des truies deux fois par jour et application
d'un produit désinfectant en poudre à base de superphosphates sur
les truies après la saillie). En fait, il précise que des truies
ont été saillies trois fois et plus en présentant des écoulements
trois ou quatre jours avant les chaleurs.
Les écoulements
sont généralement assez abondants de couleur crème, de consistance
variable.
Devant la nécessité d’accroître l’effectif le
plus vite possible, quelques truies sont gardées en fin d’engraissement,
dans deux salles d’engraissement, pour être inséminées
dès qu’elles viennent en chaleur (âge d’insémination
= 200 jours)

On
a autopsié une truie nullipare morte le jour même, et on a observé
une torsion du côlon. On nous précise que les pertes de nullipares
n'ont pas été fréquentes jusqu'à ce jour.
Maternité
En maternité, on observe qu’
il n’y
a des animaux atteints que dans les portées des truies primipares,
mais pas dans toutes, et que dans les portées touchées tous les
porcelets ne sont pas nécessairement atteints.
L'état de santé des truies ne semble pas être affecté
en quoi que ce soit. L'aspect des portées peut être apprécié
sur les deux photos suivantes.
L'intensité des tremblements varie parmi les animaux
touchés et, curieusement, il semble que le tableau clinique
s’aggrave lorsqu'ils se déplacent. La mortalité des animaux
atteints est de 50% et ils meurent en général avant la fin de la
première semaine de vie. Les portées touchées présentent
une diarrhée d'aspect jaunâtre qui, probablement, est causée
par
E.coli. Une question importante est que, malgré le commentaire
du responsable de ce secteur de l’élevage, des porcelets avec tremblements
apparaissent dès le premier jour de naissance.
A l'autopsie de deux des porcelets les plus touchés, on n'observe
pas
de lésions spécifiques.
On n'observe aucun type de problème ni dans les nurseries ni en engraissement,
où la mortalité est à un niveau normal par rapport à
l'historique de l'élevage (respectivement 3% et 4%). Un point intéressant
observé durant la visite :
quelques porcelets
en nurserie présentent des tremblements quand les groupes d’animaux
se déplacent.
Diagnostic, mesures prises et évolution
Diagnostic
Le diagnostic est relativement simple, dans cet élevage : un problème
de métrite sur des truies se produit après la saillie, parallèlement
à un problème de tremblement congénital. Toutefois, ce diagnostic
ne résout rien car il s'agit de deux conditions pathologiques dans lesquelles
interviennent beaucoup d'agents et de facteurs possibles.
Mesures prises
Sachant que, s’agissant de métrite, les anti-bactériens donnent
généralement de maigres résultats, le traitement devrait
surtout tendre à diminuer les facteurs de risque.
Les actions proposées ont été :
· Augmenter
la chlortétracyline dans l'aliment à
une dose minimale de 20 mg/kg/jour et injecter Oxytétracycline
LA 20 mg/kg après la dernière insémination
· Éliminer les truies qui présentent
des écoulements ou leur permettre de passer un cycle
· Laisser passer un cycle aux nullipares
ayant des signes de vaginite
· Diminuer le temps d'insémination
des nullipares.
· Renforcer l'hygiène
dans la salle de contrôle de saillie |
|
Quant au problème de tremblement congénital on a supposé
que le problème découlait d'
une mauvaise
adaptation des nouvelles truies introduites dans le cheptel reproducteur.
Afin d'obtenir la protection de toutes les nullipares avant la gestation, on les
a
contaminées avec des fécès et
des délivres de truies provenant des cases ayant connu des troubles
pendant la lactation dans les portées touchées.
Evolution
À partir de l'application des mesures citées, au début du
mois de mars,
le pourcentage de nouveaux cas dans l'élevage
fut réduit de façon progressive, avec une diminution
des animaux présentant des métrites.
L'évolution de la mortalité en lactation
a aussi radicalement diminué, bien que nous pensons que les
mesures de contrôle mises en place n'ont pas été la cause
de cette amélioration : en effet, l'infection a eu lieu en masse sur toutes
les nullipares et nous sommes intervenus quand les derniers animaux infectés
sont entrés en gestation, ce qui explique sûrement la diminution
des troubles après cette date.
Commentaires
Il s'agit d'un élevage naisseur-engraisseur de 300 truies reproductrices
destinées à la multiplication dans lequel se produit
un
problème de métrite sur des truies après la saillie, conjointement
avec un problème de tremblement congénital. Cependant,
ce diagnostic ne résout rien parce qu'il s'agit de deux conditions pathologiques
dans lesquels interviennent beaucoup d'agents et beaucoup de facteurs possibles.
Métrites sur les truies
gestantes
Mécanisme d'apparition des métrites
Normalement l'apparition de métrite après la saillie a lieu généralement
sur des truies multipares (l'un des facteurs prédisposants est l'âge
de la truie). Toutefois, dans cet élevage il s'est présenté
une poussée épidémique de métrites qui touchait
les truies primipares. Il n'est pas rare d'observer ce cas de figure
dans des élevages où on effectue un remplissage ou où le
niveau de renouvellement est très élevé. Les truies nullipares,
tant sur le plan de l’adaptation immunologique, que sur le plan de la
physiologie hormonale, sont plus sujettes aux
vaginites.
En fait, la truie autopsiée, bien qu'elle n'ait jamais été
saillie, présentait une vaginite : celle-ci se différencie de
la métrite car l'abondance de l'écoulement est moindre (par opposition
à l'endométrite), elle est indépendante de la phase cyclique
de la truie (la métrite présente seulement des flux dans le pro-œstrus
ou l'œstrus), et elle n'interfère pas avec la gestation. Cependant,
c'est
une cause prédisposante de
métrite: on suppose que l'insémination de ces truies permet à
l'infection de monter dans l’appareil génital pour évoluer
vers une métrite.
 |
Truies
multipares gestantes avec des écoulements vaginaux (vaginites) |
Au fur et à mesure qu'augmente la pression d'infection dans la zone de
gestantes, le problème prend de plus en plus d’importance (ceci expliquerait
que, malgré le renouvellement intensif depuis septembre, le problème
n'est apparu de façon nette que 4 mois plus tard). En fait nous pouvons
arriver à avoir une situation telle que celle indiquée sur la photo
sur laquelle nous voyons des truies multipares gestantes avec des écoulements
associés à une vaginite dans une salle de gestantes dont l'hygiène
est très médiocre.
Quelles étapes devions-nous suivre
pour résoudre ce problème ?
Il faut être conscient que
les traitements anti-bactériens
donnent généralement peu de résultats. En fait,
ces infections sont généralement mixtes et avec des agents non spécifiques
(agents environnementaux). Il faut essayer de
diminuer
les facteurs de risque.
Les actions proposées sur cet élevage furent :
- Augmenter la chlortétracycline dans l'aliment à la dose minimale
de 20 mg/kg/jour. On a proposé une dose de 1000 ppm pour une truie de 130
kg (nullipare), avec un ingéré de 2.5 kg d'aliment par jour
- Après la dernière insémination les truies reçoivent
de l'oxytétracycline LA à 20 mg/kg.
- Ne pas inséminer les truies qui présentent des écoulements
: soit les éliminer (multipares), soit leur laisser passer un cycle pour
les inséminer au cycle suivant si elles n'ont pas eu d'écoulements.
Environ 50% de truies pour lesquelles cette méthode a été
appliquée ont éliminé l'infection (c’est un des problèmes
lorsqu’on fait des inspections d’utérus de truie en abattoir).
- Ne pas inséminer les truies nullipares qui montrent des signes de vaginite,
laisser passer 21 jours de plus.
- Renforcer l'hygiène dans la salle de contrôle de saillie.
Tremblement congénital sur les porcelets
Le nom de tremblement congénital désigne seulement le signe clinique
manifesté par
des porcelets qui montrent à
la naissance des tremblements des extrémités, de la tête ou
de tout le corps. Il peut affecter quelques ou tous les animaux d'une
portée et sa sévérité est variable, autant entre différentes
portées que dans une même portée.
Il est fréquent de ne pas remarquer que les porcelets sont touchés
dès la naissance. Ce type d'affection est caractéristique car,
lorsque
les porcelets sont au repos ou dorment, ils montrent à peine des tremblements
et, lorsqu'ils sont en mouvement, les signes sont beaucoup plus visibles.
Il est important de confirmer la nature congénitale de ce trouble.
Les porcs touchés de manière légère
survivent et récupèrent dans les 2 à 8 semaines.
Ces tremblements diminuent, mais ils sont encore observables lors de périodes
de stress. Les animaux touchés de manière aiguë meurent en
général, soit écrasés soit de faim par défaut
de coordination motrice.
 |
Photo
de J. Segalés
Coupe histologique de moelle épinière de porcelet atteint
de tremblement congénital; on peut voir la démyélinisation
(vacuolisation de la substance blanche et/ou de la substance grise). Ces
lésions atteignent tout le système nerveux central, particulièrement
la moelle épinière. |
L'aspect au microscope des échantillons remis pour analyse histologique
est représenté sur la photo ci-jointe.
Origines possibles des tremblements congénitaux
Selon leur étiologie les différents types de tremblements congénitaux
se divisent principalement en 2 groupes : groupe A = cause connue et groupe B
= cause inconnue.
Le groupe A est divisé en 5 types. Il est important d'écarter
le type AI, puisqu'il est associé à l'infection de la peste porcine
classique.
Type A I : provoqué par l'infection
de truies gestantes par des souches du virus de la
peste
porcine classique (ou après vaccination avec certaines souches
vaccinales). Il y a infection virale transplacentaire. Généralement
ce type de tremblement congénital est suivi d'une mortalité importante,
avec des pertes intervenant normalement entre 3 et 4 jours après la naissance.
Type A II : est dû à un
agent infectieux encore inconnu, probablement un virus,
réparti au niveau mondial bien que la maladie apparaisse avec une fréquence
assez faible. On est parvenu à induire la maladie expérimentalement
de 28 jours de gestation jusqu'à 14 heures avant la mise-bas. Il n'est
habituellement pas suivi de mortalités importantes. Le diagnostic de ce
type est compliqué parce que les lésions observées en histopathologie
sont des lésions d’hypomyelinogénèse, communes à
d'autres causes de tremblements congénitaux. Il n'existe pas de techniques
développées d'immuno-histologie.
Type A III : il est dû à
une
hypomyelinogénèse héréditaire
qui affecte principalement les mâles de la race
Landrace
(elle est transmise par un facteur monogène récessif lié
au sexe). Les truies porteuses ont des porcelets touchés indépendamment
du verrat avec lequel elles ont été inséminées et
la moitié des porcelets mâles sont infectés.
Type A IV : est aussi dû à
un
facteur génétique qui affecte
la race
Saddleback. Il est dû à
un gène autosomique récessif (non lié au sexe et qui touche
donc mâles et femelles). La symptomatologie est semblable au type III, bien
qu'il affecte généralement 25% de la portée et est mortel
pour les individus touchés. Cette maladie est progressive.
Type A V : il est du à des
agents
tératogènes. Il était en général
associé à l'utilisation d'organophosphorés en gestation sur
des truies entre 45 et 79 jours de gestation.
Dans ce cas particulier, l'affection se centre exclusivement sur des
truies primipares et touche
autant les mâles
que les femelles.
Ceci nous permet d'écarter les types AIII et AIV, car les animaux touchés
sont la descendance de ceux présents déjà dans l'élevage,
un défaut génétique par définition aurait une prévalence
différente et ne se manifesterait pas seulement sur les primipares. De
plus, le type AIII serait lié au sexe, ce qui n’arrive pas dans cet
élevage.
De la même manière, le type AV devrait être associé
à l’exposition du cheptel à une nouvelle substance et devrait
toucher de façon homogène toutes les portées indépendamment
de leur rang. A priori,
il n’est pas possible qu’il
y ait eu exposition aux organophosphorés car à notre
connaissance il n’y a pas eu de traitement des installations
Le type AI, doit toujours être pris en considération quand il est
associé à une maladie à déclaration obligatoire comme
la peste porcine. L'élevage était régulièrement contrôlé
vis à vis de cette maladie et, au moment de l'infection, il n'y avait aucune
déclaration de cas dans l'Union Européenne ; de plus il n’y
avait pas de mortalité manifeste ni d'infection sur les truies multipares
(étant donné qu’il n’y a évidemment pas d’immunité
contre cette maladie dans l’élevage, elle devrait toucher les animaux
à tous les stades)
La maladie d'Aujeszky et la maladie de Talfan peuvent être aussi suivies
de tremblements congénitaux, même si la première est accompagnée
d'une mortalité importante et devrait donner lieu à une séroconversion
sur les truies à partir des 2 semaines de symptomatologie sur les porcelets,
ce qui n'a pas eu lieu.
Le type le plus probable dans ce cas serait le type AII,
bien qu'il faudrait écarter les entérovirus du type Talfan (cela
n’a pas pu être fait à cause du manque de techniques de diagnostic
disponibles).
Recommandations
Il existe très peu d'information disponible sur l’agent causal possible
du tremblement congénital de type AII, bien qu’il existe certaines
publications qui le mettent en rapport avec le
circovirus
porcin type II.
Dans le cas qui nous intéresse, puisqu'il n'y avait pas historiquement
eu ce problème dans l'élevage, on a supposé que le problème
provenait d'
une mauvaise adaptation des nouvelles truies
introduites dans le troupeau reproducteur. Afin d'obtenir la protection
de toutes les nullipares avant la gestation, on a renforcé leur exposition
à des fécès et des délivres de truies provenant des
cases ayant connu des troubles pendant la lactation dans les portées touchées.
Evolution du cas
À partir de l'application des mesures mentionnées, au début
du mois de mars, le pourcentage de cas de retours en chaleur dans l'élevage
a été réduit de manière progressive, avec une réduction
des animaux qui présentaient une métrite, ce qui a permis d'arrêter
le traitement dès les mesures mises en place.
Sur le graphique suivant, nous pouvons observer la diminution des retours en chaleur
non seulement qui a eu lieu sur les primipares, mais aussi sur les truies ayant
eu plusieurs cycles. Il se peut qu'on ait sous-estimé l'impact des métrites
sur les truies de 2 à 5 cycles ou bien que celles-ci souffraient de métrites
subcliniques à partir de la pression d'infection générée.
Une fois que l’effectif de l’élevage est redevenu normal, au
bout de trois mois, on a repris l’achat d’animaux de renouvellement
à l’extérieur. Apparemment, ceci n'a pas changé la
situation clinique de la phase de la gestante et depuis lors, la présence
de cas de métrite dans cet élevage est épisodique.
L'évolution de la mortalité en lactation a aussi radicalement diminué,
et pas uniquement par nos mesures de contrôle (bien que nous aurions préféré
ne pas le préciser à l'éleveur), car en étant optimiste,
nos contaminations de nullipares auraient donné des résultats en
4 mois (quand ces animaux très bien adaptés et immunisés
seraient entrés en maternité). Notre hypothèse est que l’infection
a concerné en masse toutes les nullipares et que nous avons été
présents quand entraient les derniers animaux infectés pendant la
gestation. Ce qui semble étonnant est que cet élevage n’a
pas, selon l’éleveur, connu d’autres cas ultérieurs
de tremblement congénital.
En tous cas, le fait que ces deux pathologies se manifestent en même temps,
indiquant ainsi une déficience de la phase d’adaptation dans un élevage
introduisant des animaux nés dans le même élevage (et ceci
massivement), devrait nous faire
réfléchir
sur l’importance qu’il faut donner à l’adaptation du
cheptel de renouvellement venant d’autres élevages.