Dans cette première quinzaine de mai, on observe une baisse des cours en Allemagne
– 5 centimes, Pays Bas –3, Italie –6, Belgique –3.5. Dans le même temps la France
augmente de 1 centime, l’Espagne de 2,2 et le Portugal de 7.
Ramenés en
prix payés aux éleveurs, l’Allemagne,
les Pays Bas, le Danemark et l’Italie sont dans un mouchoir à 0.95 euros le kilo
vif. L’Espagne est 10% plus cher, la Belgique et le Portugal sont également très
bien placés.
Que dire de la France qui se traîne toujours
en queue de peloton ?
Le manque de réactivité de notre pays est
tellement évident que les producteurs doutent de plus en plus de leur capacité
à sortir de la crise. Peuvent-ils espérer que les coopératives modifient leur
approche commerciale pour que les objectifs de résultat entre leur activité globale
et celle des producteurs soient
plus équilibrés.
En effet, il ne faut pas se voiler la face, à partir du moment où un salarié du
groupement vend les porcs de ses adhérents à un salarié de l’abatteur découpeur
dont le même groupement est actionnaire, on peut difficilement imaginer un marché
débridé.
Aurions-nous ici l’explication du mal Français
?
Parler du marché, ce n’est pas uniquement rester suspendu à une amélioration de
la météo pour relancer la consommation, à une baisse de production liée à la canicule,
au nombre de jours fériés dans la semaine (souvent différents d’un pays à l’autre),
c’est aussi
trouver des solutions aux excédents, si excédents
il y a.
Hilaire Herbert
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