Depuis 15 jours la situation n'a guère évoluée.
La baisse est en gros stabilisée dans les principaux pays européens.
La décision de Bruxelles de suspendre un mois plutôt les restitutions s'est
avéré être
une erreur d'appréciation. La
remontée des cours n'était pas suffisante (en particulier en France) pour considérer
que le rapport production consommation avait retrouvé le bon équilibre.
Comment se fait-il que Bruxelles soit si peu généreux
pour la production porcine : 1% des aides agricoles, pour un chiffre
d'affaire représentant 10% de l'ensemble des produits liés à l'agriculture ?
Ce constat est d'autant plus surprenant que le quota attribué aux européens
dans le cadre des négociations de l'OMC est très supérieur à la quantité réellement
utilisée. La répartition de ces aides est pour le moins discutable.
Ceux qui considèrent que les éleveurs de porcs bénéficient indirectement des
aides aux céréaliers, peuvent s'interroger sur le bien fondé de leur raisonnement.
En effet, le manque à gagner des céréaliers lié à la canicule a en moyenne,
été largement compensé par l'envolée des cours des céréales (+ 50% durant l'hiver)
et par une prime à l'hectare quasi fixe. A l'opposé,
les
éleveurs ont subi l'ensemble des hausses de matières premières, les
céréales bien sûr, mais aussi l'ensemble des tourteaux dans le sillage du soja.
Quels sont les critères d'appréciation d'attribution
des aides?
Hilaire Herbert
Vous pouvez réagir à ce commentaire et aux comparaisons des prix payés à
l'éleveur sur le forum de
discussion