Frank Aherne - Alberta Pig Co - Canada
01-Fév-2006 (il y a 20 ans 9 mois)
Les jours non productifs (JNP), aussi connus sous le nom "jours ouverts"
ou "jours vides" sont
les jours où la
truie adulte ou la cochette ne sont ni gestantes ni allaitantes.
En termes économiques, les JNP sont des
jours
où les truies présentes dans l'élevage génèrent
des frais sans produire de gains.
Dans nos élevages, nous estimons que chaque JNP coûte approximativement
2.50 $ canadiens (1,56 €). La valeur JNP peut être
un
bon indicateur de rendement d'un élevage de reproducteurs parce
qu'elle tient compte de mesures importantes de la productivité des truies,
comme le taux de mises-bas et les intervalles post-sevrage. Dans l’indice
JNP, le taux de mises-bas est converti en jours de production perdus et par conséquent,
il reflète plus exactement le rendement d'un élevage que le taux
de mises-bas.
Les éléments composants du JNP sont par ordre d'importance:
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1.
Intervalle du sevrage à la saillie (jours). |
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2.
Intervalle depuis l'entrée à la saillie (jours). |
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3.
Intervalle première saillie-réforme (jours). |
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4.
Intervalle première saillie-saillie fécondante (jours). |
Ces quatre éléments représentent
environ 80% des JNP et les deux premiers 50%. Il y a une
variation
considérable d'un élevage à l'autre de l'influence
relative des différentes mesures de productivité des reproducteurs
sur le nombre de porcs sevrés par truie et par an (sevrés/truie/an).
Cependant, entre les élevages, l
a valeur JNP est
la variable la plus importante qui affecte le nombre de sevrés/truie/an.
Comme il a été évoqué dans un article précédent,
la valeur moyenne en Espagne de l'indice JNP est de 64, mais il est seulement
de 39 dans les meilleurs élevages. Ce sont des calculs annuels. Toutes
choses égales par ailleurs, la valeur JNP moyenne pour un élevage
qui produit 2,2 portées/truie/an serait de 29 (64/2,2). Ceci signifie que
la truie présente sur l'élevage a 29 jours de chaque cycle reproductif
où elle n’est ni gestante, ni allaitante.
Au vu de la grande variation qui existe entre les valeurs de JNP d’un élevage
à l’autre (CV 28%), dans les élevages au JNP élevé
(> 50), il peut être
plus facile d'augmenter
le nombre de sevrés par truie et par an en réduisant les JNP
plutôt qu'en augmentant la taille de la portée ou en diminuant la
mortalité avant sevrage.
| Pour un élevage
moyen qui produit 20,5 sevrés/truie/an, chaque JNP réduira
ce nombre de 0,056 (20,5/365) . Si un élevage moyen de 517 truies
pouvait réduire les JNP de 64 à 50, il pourrait produire
environ 400 porcs de plus par an ou il pourrait produire le même
nombre de porcs qu'il produit actuellement avec 20 truies en moins! |
Mais la connaissance des niveaux de JNP d'un élevage ne nous indique pas
comment les réduire. D'autre part, il faudra
prendre
en compte la facilité avec laquelle on peut obtenir un changement des JNP
par rapport d'autres améliorations du rendement des reproducteurs. Toutefois,
si on réduit les JNP on a besoin d'une compréhension totale des
principes qui le composent.
Intervalle sevrage – saillie
L'intervalle sevrage - saillie peut contribuer
jusqu'à
25% des JNP d'un élevage. Dans un élevage ayant une bonne
conduite, on peut atteindre un objectif de 85 à 90% de truies saillies
le 7ème jour après sevrage. Un retard de retour à la saillie
peut signifier que la truie
perd trop poids durant la
lactation. Il est peu probable qu'une durée de lactation de
18 à 28 jours influence l'intervalle sevrage-saillie si l'alimentation
pendant la lactation a été correcte. Cependant,
une
mauvaise détection des chaleurs peut conduire à un taux
de pertes important.
D'autre part, un élevage peut intentionnellement sauter la première
chaleur après le sevrage des à l'état P1 ou y compris P2
qui ne retournent pas en chaleur dans un délai de 6 jours après
le sevrage.Cette pratique augmentera les JNP mais augmentera le nombre de sevrés
par truie et an.
L'intervalle sevrage-saillie peut être diminué de la façon
suivante :
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• En maintenant
les truies dans de bonnes conditions au moment
du sevrage
• En séparant au sevrage les truies
ayant moins de 14 mm de lard dorsal en P2 une semaine avant le sevrage
ou qui ont eu une baisse de l’ingéré
d'aliment à la moitié de la lactation
• En ayant une bonne conduite de reproduction.
Par ordre d'importance :
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1. Détection
des chaleurs.
2. Moment des saillies.
3. Bonne technique d'insémination
4. Semence de bonne qualité.
5. Bonne conduite après l'insémination |
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Intervalle entrée – saillie
L'intervalle de l'entrée à la saillie sera
influencé
évidemment par l'âge et le poids des cochettes à leur arrivée
par rapport à l'âge ou le poids prévus lors de la première
saillie.
Toutefois, on doit pouvoir atteindre un objectif de moins de 40 jours. Au Canada
on a tendance à saillir les cochettes plus âgées et plus lourdes
(130-150 kg) lors de la 2ème chaleur. Ainsi,
les
cochettes peuvent représenter 30% de l'indice JNP.
La conduite de jeunes truies sera évoquée dans un article ultérieur.
Facteurs qui contribuent à l'indice
JNP
Pour réduire tous les intervalles qui favorisent les JNP tous les éléments
suivants doivent être réunis : une bonne alimentation, la conduite
de la reproduction, le contrôle des maladies et la détection précoce
de non venues en chaleur et de truies vides. Certains de ces sujets seront traités
par ailleurs.