JF Patience, AD Beaulieu et RT Zijlstra. Response to Growing-Finishing Pigs to Dietary Energy Concentration 2004. http://prairieswine.usask.ca/whatsnew/December%202004/DEconcentration.htm
18-Mai-2005 (il y a 20 ans 10 mois 14 jours)
Pour atteindre le potentiel maximum de croissance, on considère que les
animaux doivent recevoir une alimentation de niveau énergétique
élevé. Toutefois,
on ne connaît pas
très bien l’impact de cette amélioration de performances par
une augmentation du niveau énergétique sur le coût final .
Au Canada, on a effectué 4 études sur des porcs sevrés avec
des résultats surprenants: les rations plus énergétiques
n'ont pas amélioré la croissance des porcs alors qu'ils engendrent
un coût beaucoup plus important.
Etude comparative
Protocole:
Dans une étude plus récente sur 300 porcs (150 mâles castrés
et 150 femelles) de 31 à 115 kg de PV, en trois phases : phase I = 25 –
50 kg, phase II = 50 – 80 kg et phase III = 80 – 115 kg, on a comparé
5 niveaux d'énergie, de 3.090 kcal ED/kg à 3.570 kcal ED/kg. Le
rapport lysine/ED (énergie digestible) est resté constant (selon
le sexe et la phase d'alimentation). Les rations étaient à base
d'orge, de blé, de farine de soja, de farine et d’huile de canola
et étaient présentés sous forme de farine.
Résultats techniques
Tous les groupes d'animaux ont eu le
même GMQ
de 1,02 kg/jour et on n'a pas observé de différences statistiques
due au type de ration. Les porcs castrés ont eu une croissance de 80 g
par jour de plus que les femelles et les animaux plus lourds ont pris 50 g par
jour de plus que les animaux plus légers au début de l'expérience
Comme on s'y attendait, l'indice de consommation (IC) s'est amélioré
avec l'accroissement du niveau énergétique de la ration:
augmenter
15,5% l'ED de l'aliment a amélioré l'IC de 16,7%.
Cette réponse montre que les porcs ont utilisé l'énergie
additionnelle de l'alimentation.
L'effet s'est
mieux fait ressentir sur les femelles que
sur les mâles castrés mais on n'a pas vu de différences d'IC
entre les porcs plus ou moins lourds au début de l'essai.
Quant à la qualité de la carcasse, les aliments plus énergétiques
ont
augmenté le gras dorsal (+ 2,6
mm) et ont réduit le taux de maigre. Les porcs castrés étaient
aussi plus gras que les femelles (+ 4,4 mm) et il n'y a pas eu de différence
entre les porcs lourds ou légers au début de l'essai.
Résultats économiques
Les résultats les plus critiques et les plus intéressants sont les
analyses économiques de l’essai.
Augmenter l'énergie de l'alimentation a augmenté
le coût par porc d'environ 12 dollars (surcoût de 11,75
$) quand on est passé de 3,09 à 3,57 Mcal/kg d'énergie digestible.
Les résultats de cette expérience concordent avec des études
précédentes effectuées au "Prairie Swine Centre"
sur des porcs sevrés. Cependant, ils sont contradictoires par rapport aux
effets attendus quant à l'utilisation d'une alimentation à haute
teneur en énergie pendant l'engraissement.
Conclusion:
On ne recommande certainement pas de changer tout le programme d'alimentation
en se basant sur une seule expérience mais au vu des grandes différences
économiques observées, il serait bon de
réévaluer
les programmes actuels ou même d'effectuer de petites études
au niveau interne pour
déterminer si on fournit
un niveau optimal d'énergie dans l'alimentation.
| Coût
de l'alimentation ($/porc) |
| |
Niveau
énergétique (Mcal ED/kg) |
|
Sexe |
Poids
initial |
|
|
3,09 |
3,24 |
3,34 |
3,42 |
3,57 |
Mâles
c astrés |
Femelles |
Lourd |
Léger |
|
Phase 1 |
8,36 |
8,96 |
9,38 |
10,39 |
11,36 |
9,54 |
9,84 |
8,89 |
10,49 |
|
Phase 2 |
12,00 |
12,70 |
13,93 |
14,81 |
15,46 |
13,90 |
13,66 |
13,78 |
13,79 |
|
Phase 3 |
17,40 |
19,13 |
21,85 |
21,82 |
22,70 |
20,93 |
20,23 |
20,56 |
20,60 |
|
Total |
37,76 |
40,79 |
45,16 |
47,03 |
49,52 |
44,37 |
43,73 |
43,23 |
44,87 |