Prix du porc : des baisses généralisées sur les principaux marchés mondiaux

Marché du Porc Français
04-Nov-2026 (hier)

France

Marché porc français : La tendance baissière reste toujours aussi marquée au Marché du Porc Français, avec un nouveau recul cumulé de 6 centimes au cours des deux séances de la semaine dernière. Les propositions d’enchères demeurent fermes et se concentrent autour des baisses maximales autorisées par la convention, soit respectivement 1 et 5 centimes. Face à des disponibilités en porcs en hausse, les vendeurs ne sont pas en mesure d’opposer une réelle résistance à ce mouvement baissier.

Uniporc : Les abattages progressent pour la deuxième semaine consécutive, atteignant près de 350 000 porcs. Toutefois, leur niveau reste inférieur d’environ 10 000 porcs à celui de 2025. De leur côté, les poids poursuivent leur progression saisonnière, avec un écart avec 2025 de 410 grammes.

Union européenne

Le prix directeur allemand recule de 8 centimes à 1,32 €/kg, face aux demandes insistantes des abattoirs depuis plusieurs semaines. Les abattages restent relativement stables à 736 244 porcs et les poids se maintiennent à 98,6 kg. L'offre progresse alors que les besoins des abattoirs restent limités. Le commerce de la viande demeure difficile, tant sur le marché intérieur qu'à l'exportation. Cette nouvelle baisse risque de nouveau d'accentuer la pression sur les autres marchés européens.

Le marché espagnol reste sous pression, avec une offre de porcs en progression et des poids qui remontent rapidement. Le poids moyen atteint 89,56 kg, soit une hausse de 1,2 kg sur une semaine, mais reste inférieur d'environ 2,5 kg à celui de 2025. Les abattoirs continuent d'enlever les animaux disponibles, mais les difficultés de commercialisation de la viande pèsent sur les prix.

Le marché belge conserve une situation particulière, avec des disponibilités en porcs relativement limitées et des abattoirs toujours à la recherche d'approvisionnements. Cette concurrence entre abatteurs contribue à soutenir les cotations, malgré la dégradation du marché européen. Le commerce de la viande reste cependant difficile et les faibles prix des pièces pénalisent les entreprises d'abattage. La nouvelle baisse allemande de 8 centimes renforce la pression, mais les besoins des abattoirs belges limitent son impact sur les cotations nationales.

États-Unis et Chine

Aux États-Unis, les abattages sont en hausse de 1 % sur un an, dans un marché de la viande toujours dégradé. La valeur des découpes recule de 3,2 %, notamment sous l'effet de la baisse des côtes et du jambon. Le prix des porcs chute de 4,1 % sur la semaine et se situe désormais 25 % sous son niveau de 2025. Les marges des abattoirs restent particulièrement faibles, ce qui pourrait accentuer la pression sur les prix payés aux éleveurs avec la hausse saisonnière des disponibilités.

En Chine, les prix du porc vivant poursuivent leur baisse malgré une légère amélioration des achats de viande. Les disponibilités restent importantes, les grands élevages maintenant des volumes élevés tandis que les producteurs indépendants accélèrent leurs ventes. La demande montre quelques signes de reprise, mais demeure insuffisante pour absorber l'offre. Dans ce contexte, les perspectives de redressement des cours restent limitées à court terme.