8 octobre 2026 / Ministère de l’Agriculture / France https://agriculture.gouv.fr/
09-Oct-2026 (il y a 12 jours)Le gouvernement français a annoncé de nouvelles mesures pour compléter son plan d’urgence agricole, présenté en septembre et doté de 1,3 milliard d’euros de soutiens. À l’issue de nouvelles consultations avec les organisations professionnelles agricoles, l’exécutif souhaite renforcer la trésorerie des exploitations et répondre aux conséquences de la sécheresse de l’été 2026.
L’une des principales mesures concerne la mise en place d’un dispositif équivalent à des prêts à taux zéro. L’État prendra en charge les intérêts des prêts de trésorerie proposés par les banques, actuellement à des taux réduits proches de 2,5 %. Ce mécanisme portera sur un encours de 2 milliards d’euros de prêts, destinés notamment à l’achat de fourrages et d’intrants.
Un soutien spécifique est également prévu pour les agriculteurs récemment installés. L’État prendra en charge les intérêts et les surcoûts liés à certains reports de remboursement des emprunts bancaires. Parallèlement, le gouvernement accélérera le déblocage de 21 millions d’euros provenant de la réserve du fonds de réarmement agricole afin d’apporter rapidement des liquidités aux filières en difficulté.
Les conditions d’accès aux aides concernant le gazole non routier (GNR) et les engrais seront également assouplies, avec une prolongation des guichets jusqu’à fin décembre. Le gouvernement renforcera par ailleurs les procédures visant à garantir que les dégrèvements de taxe foncière bénéficient effectivement aux agriculteurs locataires.
Pour accélérer l’instruction des dossiers et le versement des aides, 200 vacataires viendront renforcer les services territoriaux de l’État. Le gouvernement prévoit également d’accélérer la publication des textes d’application de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, notamment ceux concernant la simplification du régime des élevages et le stockage de l’eau.
Enfin, face aux conséquences de la sécheresse sur les prairies et les stocks de fourrage, le gouvernement entend renforcer la transparence de l’assurance-récolte, dont les cotisations sont subventionnées à hauteur de 70 %. De nouvelles cartes des pertes seront publiées et les estimations satellitaires seront confrontées aux observations de terrain afin d’améliorer la fiabilité du dispositif d’indemnisation.