Marché du porc français : Pour la deuxième semaine consécutive, la hausse maximale est atteinte
Pour la deuxième semaine consécutive, la hausse maximale est atteinte au Marché du Porc Français. Le scénario reste similaire à celui de la semaine précédente : les acheteurs proposent d’entrée de jeu une revalorisation de 3 centimes, mais la concurrence porte rapidement le prix au-delà de 5 centimes. Le dispositif de vente par distribution prévu par la convention se déclenche alors, fixant la hausse maximale à +5 centimes pour l’ensemble des lots du jour.
Uniporc: tendance de la semaine
Les volumes d’abattage sont restés relativement stables la semaine passée, signe que la disponibilité en porcs demeure faible. Malgré la hausse des poids, les producteurs semblent encore en mesure de retenir leurs porcs leur permettant d’atteindre des niveaux plus satisfaisants. Le retour de températures plus fraiches permet ainsi un gain substantiel de 500 grammes en moyenne. Cette progression ne corrige toutefois pas le déficit d’offre observé en matière de volumes, qui apparaît de plus en plus comme structurel.
Le marché allemand retrouve un équilibre plus net entre l'offre et la demande. Les abattages ont atteint leur plus haut niveau depuis fin juin, tandis que les poids ont repris 700 grammes en un mois avec la baisse des températures. L'offre augmente donc progressivement, mais elle est absorbée sans difficulté par une demande également plus active. Quelques disparités régionales subsistent, sans déséquilibrer le marché national. Dans ce contexte, aucune évolution de prix n'est attendue à court terme et la stabilité pourrait se prolonger plusieurs semaines.
En Espagne, les poids restent historiquement faibles : à 84 kg, ils se situent 4,2 kg sous leur niveau de 2025 après une chute de près de 11 kg en trois mois. Une remontée progressive est toutefois attendue avec le recul des températures. Certains abattoirs travaillent encore sur quatre jours faute de porcs suffisamment lourds. Sur le marché de la viande, l’amélioration récente semble atteindre ses limites. Côté sanitaire, aucun nouveau cas de PPA n’a été détecté en Catalogne pour la deuxième semaine consécutive, sans évolution concernant les exportations vers les pays tiers.
Le marché belge s’oriente également vers davantage d’équilibre. Les disponibilités augmentent progressivement avec la fin des fortes chaleurs, tandis que les poids restent encore près de 1,6 kg sous leur niveau de l’an dernier. Les principales pièces de découpe évoluent peu et une certaine pression réapparaît sur les demi-carcasses à l’export. Après plusieurs semaines de forte concurrence pour sécuriser les approvisionnements, la tension sur l’offre commence donc à s’atténuer.
Le marché italien reste soutenu par une offre de porcs toujours inférieure à la demande, avec des poids qui demeurent proches de leur point bas annuel. Une évolution se dessine toutefois du côté des abattoirs, confrontés à de lourdes pertes, notamment avec la baisse attendue du prix de certaines pièces. Une réduction des volumes d’abattage est désormais envisagée pour tenter de rééquilibrer le marché. Le prix annoncé fin de semaine dernière est applicable sur les deux dernières semaines.
Le marché américain poursuit son repli, avec une nouvelle baisse de la valeur des découpes, principalement liée au jambon et au flanc. Les abattoirs disposent plus facilement des porcs nécessaires, tandis que les abattages amorcent leur hausse saisonnière. Les stocks frigorifiques accentuent cette pression, notamment pour le jambon. À court terme, l’augmentation de l’offre pourrait maintenir le marché sous pression, malgré des perspectives d’exportation favorables vers le Mexique.
En Chine, un changement de dynamique apparaît sur le marché chinois. Après plusieurs semaines sous pression, le ralentissement des sorties des grands élevages permet aux cours de se raffermir légèrement. La rentrée scolaire et la baisse des températures alimentent également les attentes d’une meilleure consommation. Le redressement reste toutefois fragile, avec des disponibilités importantes et une demande encore peu dynamique. L’enjeu sera de voir si la modération des sorties peut rééquilibrer le marché avant la reprise saisonnière de la consommation.