28 août 2026/ Rédaction 3tres3 à partir des données du Bulletin officiel du ministère de l’Agriculture.
28-Aoû-2026 (il y a 23 jours)La France a actualisé son dispositif de surveillance de la peste porcine africaine (PPA) et de la peste porcine classique (PPC) dans la faune sauvage. La nouvelle instruction technique DGAL/SDSBEA/2026-479, datée du 31 juillet 2026 et publiée le 8 août, remplace celle en vigueur depuis décembre 2018. Son application est immédiate.
Le nouveau dispositif définit cinq niveaux de surveillance afin d'adapter les mesures à la situation épidémiologique. En l'absence de circulation de la PPA en France, le niveau peut notamment être relevé en fonction du risque de diffusion à moyenne ou longue distance (niveau 2A) ou de propagation de proche en proche (niveau 2B).
Au niveau 1, la surveillance repose sur le fonctionnement habituel du réseau SAGIR. La collecte des cadavres de sangliers répond à plusieurs critères, notamment des mortalités groupées, la présence d'animaux de différentes classes d'âge parmi les mortalités, la mort inexpliquée d'un animal en bonne condition physique ou la présence de signes cliniques ou de lésions inhabituelles. À ce niveau, seuls les sangliers présentant des lésions suspectes font l'objet d'une analyse virologique PPA/PPC.
Lorsque le risque augmente, la surveillance est progressivement renforcée. Au niveau 2A, tous les cadavres collectés dans le cadre du réseau SAGIR sont systématiquement prélevés en vue d'analyses de laboratoire. Au niveau 2B, le réseau d'observateurs est élargi, notamment aux professionnels des espaces naturels, forestiers, lieutenants de louveterie, gestionnaires d'infrastructures, associations de protection de la nature et agriculteurs, via les chambres d'agriculture ou les GDS.
À partir du niveau 3, la surveillance s'intègre à la gestion de crise sous le pilotage du préfet et de la DGAL. Tous les cadavres de sangliers, y compris ceux trouvés en bord de route, font alors l'objet de prélèvements. Une recherche active des cadavres peut également être déployée, avec quatre méthodes prévues : patrouilles ciblées, ratissages systématiques des zones à risque, chiens spécialement formés à la détection de cadavres et drones lorsque les conditions le permettent.
Ces protocoles s'appuient notamment sur l'expérience acquise lors de la crise de PPA dans le Grand Est. Le dispositif prévoit également des mesures spécifiques lorsque des cas sont détectés dans un État membre frontalier, afin d'adapter la surveillance française à la proximité géographique du risque.
Vous trouverez davantage d’informations sur la maladie dans notre Spécial PPA.