La valeur de la production porcine recule en France

Juillet 2026 / Agreste – Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire / France.
https://www.agreste.agriculture.gouv.fr/

29-Jul-2026 (aujourd'hui)

L’agriculture française a renoué avec la croissance en 2025. Après deux années consécutives de recul, la valeur de la production agricole nationale a progressé de 4,7 %. Cette amélioration s’explique par le rebond de la production végétale, mais surtout par la hausse de 10,1 % de la production animale en valeur, principalement soutenue par l’augmentation des prix dans les filières bovine, laitière et des œufs.

Dans ce contexte globalement favorable, la filière porcine se distingue toutefois par une évolution négative. En 2025, la valeur de la production porcine française a diminué de 9,4 %. Cette baisse est presque entièrement imputable au recul des prix, qui ont diminué de 9,8 %, alors que les volumes produits sont restés pratiquement stables, avec une légère progression de 0,4 %.

La baisse des prix a concerné l’ensemble des régions françaises. La Bretagne, première région porcine du pays, représente à elle seule un peu plus de la moitié de la valeur nationale de la production. Dans cette région, celle-ci a reculé de 11,2 %, sous l’effet d’une diminution des prix de 11,1 %, tandis que les volumes ont été quasiment stables, en léger retrait de 0,1 %. Les deux autres principales régions productrices ont également enregistré une diminution de la valeur de leur production porcine. Celle-ci a baissé de 7,8 % dans les Pays de la Loire et de 7,1 % en Nouvelle-Aquitaine.

La situation du porc contraste avec celle des autres grandes productions animales. La valeur de la production bovine a progressé de 20,5 %, principalement en raison de la forte hausse des prix, tandis que celles des volailles et des œufs ont augmenté respectivement de 3,5 % et de 32,1 %.

Parallèlement, les charges liées à l’alimentation animale ont diminué de 3,1 % en valeur en 2025. Cette réduction des coûts intermédiaires a pu apporter un certain soutien aux élevages, sans toutefois compenser entièrement la dégradation de la valeur de la production porcine.