24 juillet 2026/ Ministère de l'Agrilcuture/ France.
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Le Gouvernement français a annoncé la mise en place d’un guichet exceptionnel d’aide à l’achat d’engrais azotés simples afin de soutenir les exploitations agricoles confrontées à la forte hausse des coûts de production. Cette décision intervient dans un contexte de renchérissement marqué des prix des engrais azotés depuis le début de la crise au Moyen-Orient, une situation qui fragilise la trésorerie de nombreuses exploitations et menace la préparation de la campagne agricole 2026/2027.
Présentée par la ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, cette mesure vise à préserver la capacité de production des agriculteurs tout en limitant l’impact économique de l’augmentation des charges de fertilisation. Le dispositif prévoit deux niveaux d’aide selon le degré d’exposition des exploitations aux surcoûts liés aux engrais. Les exploitations les plus touchées pourront bénéficier d’un soutien de 70 euros par tonne d’engrais azotés, tandis que les autres exploitations éligibles recevront 50 euros par tonne.
Les achats d’engrais réalisés entre le 1er juin et le 30 septembre 2026 pourront être pris en compte dans le cadre de cette aide. Un montant minimum de 750 euros par exploitation sera appliqué. Les demandes devront être déposées auprès de FranceAgriMer, et un point d’étape est prévu le 1er octobre afin d’évaluer l’évolution des prix des engrais et, si nécessaire, d’adapter le dispositif.
Cette nouvelle aide s’inscrit dans un ensemble plus large de mesures de soutien déjà déployées par le Gouvernement pour faire face à la hausse des coûts de production. Parmi celles-ci figurent une prise en charge exceptionnelle de 20 millions d’euros de cotisations sociales à la MSA pour les exploitations les plus fragiles, la suppression temporaire des droits d’accise sur le gazole non routier (GNR) en avril, une aide de 15 centimes par litre de GNR entre mai et août représentant 212 millions d’euros, des prêts de trésorerie garantis par BPI France et des possibilités de report des cotisations sociales et des échéances fiscales. Ces mesures visent à renforcer la résilience du secteur agricole dans un contexte économique particulièrement tendu.