6 juillet 2026 / Commission européenne / Union européenne.
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21-Jul-2026 (aujourd'hui)La Commission européenne a adopté la stratégie pour l’élevage afin de garantir que le secteur européen de l’élevage, essentiel pour l’Union, demeure solide et résilient à long terme. Cette stratégie, la première du genre, définit des actions destinées à aider les éleveurs à relever les défis économiques, environnementaux et de marché. Cette vision à long terme reconnaît le rôle essentiel d’un élevage durable pour l’avenir de l’Europe, afin de préserver la sécurité alimentaire et de soutenir les communautés rurales dans toute leur diversité.
La stratégie pour l’élevage s’articule autour de cinq priorités :
- Un secteur de l’élevage résilient et préparé aux crises. La Commission renforce les dispositifs de préparation afin de réduire l’exposition aux risques et de permettre aux éleveurs de se remettre plus rapidement des crises. Elle renforcera les outils de gestion des risques et étudiera la mise en place d’un nouveau mécanisme d’assurance et de réassurance. Elle soutiendra également les États membres dans la gestion de l’impact des maladies animales afin de renforcer la prévention, la détection précoce et la réaction rapide. Les investissements destinés à améliorer la résilience face au changement climatique et à réduire les dépendances aux importations resteront une priorité.
- Un secteur de l’élevage compétitif, au sein de l’UE comme à l’échelle mondiale. La Commission entend améliorer la rentabilité et favoriser l’adoption de l’innovation afin de renforcer la compétitivité et la durabilité du secteur. Outre le rôle essentiel du futur budget de l’UE, elle étudiera comment un meilleur accès au financement peut faciliter la transition vers des systèmes d’élevage sans cages et soutenir les procédures d’autorisation, l’économie circulaire, la bioéconomie et la valorisation de la biomasse. Dans un souci d’équité, la stratégie mettra également l’accent sur un revenu équitable pour les agriculteurs et sur la réciprocité dans les échanges internationaux. À cette fin, la Commission œuvrera à un meilleur alignement des normes de production, notamment en matière de bien-être animal, conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce. Les efforts visant à promouvoir de nouvelles opportunités de marché grâce à la diplomatie agroalimentaire seront également renforcés.
- Un secteur de l’élevage durable. Compte tenu de la diversité des systèmes d’élevage selon les régions, la stratégie favorisera une approche adaptée pour répondre aux défis de la durabilité. Elle prévoit des mesures visant à améliorer le bien-être animal grâce à des révisions ciblées concernant les poules pondeuses, les poulets de chair et les porcs, fondées sur des données scientifiques et accompagnées de périodes de transition appropriées ainsi que d’un soutien financier. L’UE développera également des méthodes harmonisées pour calculer les émissions des élevages au niveau des exploitations, promouvoir les pratiques d’atténuation du changement climatique, améliorer la gestion des nutriments et favoriser une utilisation durable des ressources. Elle renforcera la coopération entre les agriculteurs et les producteurs et soutiendra les objectifs de durabilité et de développement socio-économique du secteur.
- Un secteur de l’élevage adapté à toutes les exploitations et à tous les territoires. Le lien entre l’élevage et le territoire est essentiel, car l’élevage génère des bénéfices économiques, environnementaux et sociaux dans les zones rurales. La Commission travaillera avec les États membres à un plan visant à rétablir une production animale durable dans les régions vulnérables, en particulier celles menacées de déprise, avec l’appui d’un Observatoire foncier et des politiques européennes en matière de démographie. Le volet consacré à l’élevage élaborera également une feuille de route pour les abattoirs de faible capacité et/ou mobiles, afin de favoriser des filières locales intégrées, de réduire le transport des animaux et de revitaliser les économies locales.
- L’excellence dans la production animale. La qualité constitue un atout stratégique de l’Europe. La Commission renforcera la visibilité et la valorisation de l’excellence européenne grâce à un étiquetage renforcé de l’origine des produits et à une meilleure reconnaissance de la qualité. Elle développera un dispositif européen d’excellence afin de mieux valoriser les normes élevées, la durabilité et les caractéristiques spécifiques des productions. En outre, elle encouragera les produits européens issus de l’élevage durable par des politiques de promotion dédiées, les indications géographiques, la campagne « Achetez européen » et les systèmes de production biologique.
La stratégie pour l’élevage s’accompagne d’un plan d’action sur les protéines. Ensemble, ces deux initiatives visent à réduire les dépendances stratégiques, à renforcer la sécurité alimentaire européenne et à contribuer à un système agroalimentaire européen plus solide, plus résilient et plus stratégique. Le plan d’action sur les protéines a également pour objectif d’accroître l’offre et l’utilisation de protéines produites dans l’Union européenne. En 2025, seulement 25 % des protéines issues des oléagineux et des cultures protéiques provenaient de l’UE. Le plan vise à porter cette part à 35 % d’ici 2035. La Commission soutiendra la production européenne de cultures protéiques et renforcera la compétitivité des protéines produites dans l’UE. En reconnaissant les liens étroits entre les chaînes de valeur de l’alimentation humaine, de l’alimentation animale, de l’énergie et de l’industrie, elle encouragera également l’innovation, l’investissement, la diversification des régimes alimentaires et une meilleure surveillance des dépendances en matière de protéines.