27 mars 2026 / Chambre des représentants / Pays-Bas
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Les Pays-Bas mettent en œuvre une stratégie nationale globale visant à réduire les émissions d’azote. Le nouveau plan présenté par le ministre néerlandais de l’Agriculture repose sur une stratégie articulée autour de sept piliers et fixe des objectifs de réduction des émissions.
Pour l’agriculture, les objectifs nationaux prévoient une réduction de 23 à 25 % d’ici 2030 et de 42 à 46 % d’ici 2035, par rapport aux niveaux de 2019.
Pour le secteur de l’élevage, la stratégie prévoit de fortes incitations à l’adoption de technologies innovantes et de systèmes de production plus durables, capables de réduire les émissions d’ammoniac et l’impact environnemental des activités d’élevage.
Parallèlement, le gouvernement néerlandais poursuivra les programmes volontaires de rachat et de fermeture des exploitations situées dans les zones considérées comme les plus sensibles sur le plan environnemental.
Les mesures proposées comprennent l’introduction de plafonds d’émissions spécifiques à chaque exploitation, une transition progressive vers des systèmes agricoles davantage liés à la disponibilité des terres agricoles (« agriculture liée au sol »), des programmes volontaires de cessation d’activité ainsi que des mécanismes visant à réduire les droits de production transférables. En outre, le gouvernement néerlandais n’exclut pas des mesures plus contraignantes concernant les droits d’élevage et les droits de production animale si les objectifs ne sont pas atteints.
Un élément central de cette stratégie est son approche territoriale, selon laquelle les autorités régionales et les parties prenantes contribueront à élaborer des mesures adaptées aux conditions environnementales et agricoles locales.
Outre la réduction des émissions, le programme comprend des mesures destinées à restaurer les habitats naturels et à améliorer les conditions hydriques et environnementales.
La stratégie met également un accent particulier sur l’accompagnement des éleveurs tout au long du processus de transition. En plus des incitations à l’innovation, le gouvernement prévoit des aides financières, des services de conseil, un accompagnement en matière de planification des exploitations ainsi que des options volontaires de transition, telles que la modernisation, l’extensification, le transfert ou la cessation volontaire de l’activité. Selon le gouvernement, l’objectif est de bâtir un secteur de l’élevage compétitif et tourné vers l’avenir, tout en atteignant les objectifs environnementaux et en évitant des investissements répétés dus à des réglementations qui se chevauchent.