Prix du porc: marchés européens stables

Marché du Porc Français
14-Avr-2026 (il y a 2 jours)

France

MPF : 1,3 centimes de hausse du prix

Après une première séance de marché stable, la séance de jeudi dernier a enregistré une hausse de 1,3 centime, portant le prix moyen à 1,433 €. Ce marché met en évidence deux éléments clés : d’une part, des positions d’achat divergentes, certains acheteurs étant favorables à une hausse de 2 centimes, d’autres au maintien, tandis que les derniers s’alignent sur la nouvelle moyenne. D’autre part, les groupements semblent désormais en mesure d’exercer davantage de pression, en refusant la vente de certains lots lorsque les propositions d’enchères sont jugées trop basses.

Uniporc : activité réduite à 4 jours et poids en hausse

L’activité de la semaine a été réduite à quatre jours d’abattage. Ce volume moindre entraîne mécaniquement une remontée des poids, qui atteignent désormais 97,52 kg. Cette hausse est du même ordre que celle observée lors de la semaine de Pâques 2025. Toutefois, la précocité de cette période en 2026 accentue l’écart avec l’an dernier. Il reste désormais deux semaines d’activité pleine pour tenter de résorber ce décalage avant d’entrer dans une période de trois semaines à activité réduite liée aux jours fériés de mai.

Union européenne

En Allemagne, malgré les jours d’abattage réduits, le marché du porc reste globalement équilibré, avec quelques tensions locales sur l’offre. Des primes sont parfois observées pour sécuriser les approvisionnements, mais le prix recommandé reste inchangé à 1,70 €/kg. Le marché de la viande demeure prudent, avec des besoins de réapprovisionnement limités et des stocks encore présents. Les températures fraîches ont retardé le démarrage de la saison des grillades. Les échanges restent peu dynamiques, sans tension particulière sur les différentes pièces.

En Espagne, les marchés exports bloqués jusque-là vont encore le rester un certain temps. Les fêtes de Pâques ont réduit l’activité d’abattage, mais la demande reste soutenue. Les poids remontent (+400 g) mais se situent proches de l’an dernier. Le principal enjeu reste le marché de la viande, où les hausses du porc vif ne sont pas encore pleinement répercutées, réduisant les marges des abattoirs. L’Espagne a perdu une partie de son avantage compétitif en s’alignant sur les prix européens, ce qui rend le marché plus sensible aux évolutions allemandes. La situation reste donc fragile et dépendante des équilibres à l’échelle européenne.

En Belgique, le prix du porc est de nouveau resté stable malgré quelques tensions autour des prix pratiqués par certains abattoirs. Les poids progressent légèrement (+300 g), tout en restant inférieurs à 2025. Le marché de la viande est moins dynamique avec une offre qui demeure supérieure à la demande et le recul du prix de certaines pièces.

En Italie, les prix restent orientés positivement, mais la dynamique ralentit après la période de Pâques. La demande devient plus atone dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat. Avril s’annonce comme un mois plus calme, avec des perspectives tournées désormais vers le début du mois de Mai. Le marché tend vers un équilibre, avec quelques évolutions positives du prix possibles à court terme.

États-Unis et Chine

Le marché américain amorce un léger retournement après plusieurs semaines de hausse. Les prix reculent, en lien avec une baisse de la valeur des découpes de viande, particulièrement de la poitrine et du jambon. Ce dernier est fortement affecté par un effet saisonnier lié à Pâques, la demande s’étant déjà matérialisée en amont. Parallèlement, l’offre reste abondante, avec des niveaux d’abattage élevés, contribuant à une pression sur les valorisations. Néanmoins, les fondamentaux demeurent solides, avec des niveaux supérieurs aux références historiques. À court terme, un ajustement de l’offre est attendu, ce qui pourrait soutenir le marché après cette phase de correction, notamment avec la reprise progressive des activités de transformation et la demande saisonnière.

Le marché chinois est resté orienté à la baisse, avec des reculs observés dans une majorité de régions et seulement quelques stabilisations ponctuelles. L’offre demeure abondante, alimentée par des volumes importants et des sorties régulières d’animaux, ce qui continue de peser sur les équilibres. Dans le même temps, la demande reste faible, pénalisée par une consommation saisonnière atone et des températures élevées limitant les achats. Les abatteurs restent prudents dans leurs approvisionnements.