UE : les ministres de l’Agriculture abordent marchés, commerce et énergie lors du Conseil de mars

31 mars 2026 / Conseil / Union européenne.
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01-Avr-2026 (hier)

Le Conseil Agriculture et Pêche de l’Union européenne, tenu le 30 mars 2026, a réuni les ministres de l’Agriculture des États membres dans le cadre de leur réunion mensuelle afin d’aborder les principaux défis du secteur agroalimentaire européen. La session s’est concentrée sur l’évolution des marchés, la politique commerciale et la durabilité du système de production dans un contexte marqué par l’incertitude géopolitique et la hausse des coûts.

L’un des points clés a été l’évaluation de la première année de mise en œuvre de la Vision pour l’agriculture et l’alimentation à l’horizon 2040. Les ministres ont salué des avancées telles que la simplification de la PAC et le soutien au renouvellement générationnel, tout en soulignant la nécessité de renforcer la résilience, la compétitivité et la sécurité alimentaire. Parmi les priorités à venir figurent notamment une stratégie dédiée au secteur de l’élevage, ainsi que des plans relatifs aux protéines, aux engrais et à la digitalisation.

En matière de commerce, le Conseil a examiné l’impact des accords internationaux sur le secteur agroalimentaire. Les États membres ont soutenu les mesures de sauvegarde prévues dans l’accord avec le Mercosur et ont appelé à étendre cette approche à d’autres accords. Ils ont également appuyé la proposition de la Commission visant à renforcer la réciprocité, notamment par une éventuelle interdiction des produits contenant des substances non autorisées dans l’UE et par un abaissement des limites maximales de résidus. Le renforcement des contrôles aux frontières et des audits dans les pays tiers a également été jugé nécessaire.

La hausse des coûts de production, en particulier de l’énergie et des engrais, a constitué un autre point central des discussions, continuant de peser sur la rentabilité des exploitations. Les ministres ont ainsi appelé la Commission à proposer des mesures spécifiques pour atténuer ces coûts, en particulier si la crise énergétique devait se prolonger.

Enfin, la transition énergétique dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture a été abordée, avec l’objectif de réduire la dépendance aux énergies fossiles sans compromettre la viabilité économique. Plusieurs obstacles ont été identifiés, notamment le manque d’investissement, le vieillissement de la flotte et une rentabilité limitée, soulignant la nécessité d’un soutien coordonné à l’échelle européenne.