Redacción 333
21-Mai-2026 (aujourd'hui)Si Cano et Segalés ont clairement établi une chose, c'est qu'il n'existe pas de solution unique pour lutter contre le CRP. On ne peut pas simplement recourir aux antibiotiques, ni se contenter de la vaccination, ni espérer que le problème disparaisse avec le temps.
Cano l'a formulé ainsi : « La lutte contre le CRP n'est pas un protocole, c'est un système ». Ce système doit commencer par comprendre ce à quoi on est confronté, puis élaborer une réponse adaptée à la dynamique spécifique de son élevage.
Voici comment ils l'ont décomposé :
Un diagnostic précis comme point de départ : sans cela, c'est comme jouer aux devinettes. Segalés a souligné qu'il est nécessaire de savoir quels agents pathogènes sont impliqués, quelles lésions sont présentes et comment la transmission se produit dans votre élevage spécifique. Cela signifie qu'il faut combiner les nécropsies, les résultats de laboratoire et les données de production, et ne pas se fier uniquement à l'un d'entre eux.
Identifier les agents pathogènes prédominants : il n'est pas nécessaire de tous les éliminer, mais il est important de connaître ce qui cause le tableau clinique. Si le Mycoplasma n'est qu'un problème de fond, mais que le SDRP refait surface, la stratégie doit donner la priorité à la stabilité et au contrôle du SDRP.
Ajuster les programmes de vaccination en fonction du flux et du risque : il ne s'agit pas seulement de se conformer aux exigences, mais d'adapter le moment et le choix du produit en fonction du fonctionnement de son système. M. Cano a donné l'exemple des ajustements basés sur le flux, où certaines phases de PS ont avancé certaines vaccinations en raison des schémas de circulation du virus.
Améliorer la conduite et la biosécurité : la ventilation, le flux de porcs, la densité de population, les protocoles de nettoyage, tous ces facteurs peuvent amplifier ou supprimer le CRP. Segalés nous a rappelé : « La biosécurité n'est pas une simple affiche sur le mur. C'est un comportement quotidien de chacun ».
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S'il existe une décision structurelle qui détermine si le CRP est gérable ou chronique, c'est bien la manière dont les porcs sont déplacés dans le système. Pour Cano et Segalés, cette question n'est pas négociable : la conception du flux peut garantir le succès ou vous enfermer dans un cycle sans fin de maladies.
Segalés a ajouté que dans ces systèmes, les modèles de diagnostic montrent souvent plusieurs agents pathogènes co-circulant pendant de longues périodes, ce qui rend difficile la programmation des interventions ou l'interprétation de la réponse vaccinale. « Si vos porcs ne cessent de bouger, vos problèmes ne s'arrêteront pas non plus », a-t-il déclaré.
M. Cano a souligné que même un système tout plein/tout vide partiel (par exemple, au niveau des salles de PS ou d'engraissement) peut présenter des avantages significatifs s'il est complété par une désinfection adéquate et une période de vide sanitaire.
Le flux de production n'est pas seulement une question de logistique, il fait partie de la stratégie de contrôle des maladies. Comme l'a dit M. Segalés : « Si vous voulez contrôler, vous avez besoin de pauses. Le CRP prospère là où les systèmes ne s'arrêtent jamais ».
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Même le meilleur plan de contrôle du CRP ne sert à rien s'il reste sur le papier. Comme l'a dit M. Cano : « La mise en œuvre est essentielle. Un plan n'est qu'un plan jusqu'à ce que quelqu'un vérifie s'il est réellement mis en œuvre ».
Les deux intervenants étaient d'accord : la mise en œuvre est souvent le maillon faible. Il ne s'agit pas de savoir quoi faire, mais de s'assurer que cela soit fait correctement et de manière cohérente.
Voici comment ils suggèrent de réduire l'écart entre la planification et la mise en œuvre :
La mise en œuvre est le point de rencontre entre la théorie et la pratique. Et comme l'a dit M. Cano : « Le meilleur protocole au monde ne fonctionnera pas si personne ne surveille les cases ».