27 février 2024/ BEUC/ Union européenne.
https://www.beuc.eu
Le BEUC et ses membres appellent la Commission européenne à tenir compte des préoccupations des consommateurs et à respecter son engagement en faveur du bien-être animal en proposant de nouvelles lois et en actualisant les lois existantes.
Les principales conclusions du sondage sont les suivantes :
Près de 9 consommateurs sur 10 sont favorables à l'adoption de nouvelles lois visant à améliorer le bien-être des animaux d'élevage dans l'Union européenne, par exemple en leur offrant davantage d'espace de vie ou en interdisant les systèmes de cages et les mutilations.
Les consommateurs veulent en savoir plus sur la manière dont les animaux d'élevage sont élevés et ont besoin d'un étiquetage fiable.
La transition vers des systèmes supérieurs de bien-être des animaux d'élevage doit être équitable pour les agriculteurs et les consommateurs.
Dans quelle mesure vous préoccupez-vous du bien-être des animaux de ferme ?

Autres conclusions:
Un meilleur étiquetage : 3 consommateurs sur 4 (72%) souhaitent que l'étiquetage de la méthode de production soit étendu à d'autres produits que les œufs.
Manque de connaissances : plus de 6 consommateurs sur 10 estiment avoir un faible niveau de connaissances sur les pratiques en matière de bien-être animal. Les tests que nous avons réalisés le confirment et montrent qu'ils ont tendance à surestimer et à sous-estimer les conditions de bien-être.
Soutien aux agriculteurs : les consommateurs sont d'accord (78 %) pour dire que les importations de produits d'origine animale devraient être soumises aux mêmes normes de bien-être que celles produites dans l'UE.
Une large majorité (74 %) souhaiterait que l'UE fournisse des fonds aux agriculteurs pour qu'ils mettent en œuvre des normes plus strictes en matière de bien-être animal.
Non au "welfare washing" : les consommateurs n'ont guère confiance dans les affirmations des entreprises concernant le bien-être des animaux et 84 % d'entre eux réagiraient négativement à cet aspect.
Un soutien financier est nécessaire : 7 consommateurs sur 10 sont prêts à payer davantage pour des normes plus strictes en matière de bien-être animal, bien qu'à des degrés divers (seulement jusqu'à 5 % pour la moitié de ceux étant prêts à payer davantage).
Si une grande majorité de consommateurs considère qu'il est important d'améliorer les normes en matière de bien-être animal, l'UE et les gouvernements nationaux doivent veiller à ce que les coûts de cette transition soient partagés équitablement et ne soient pas supportés uniquement par les consommateurs.
Êtes-vous prêt à payer plus cher pour des denrées alimentaires produites selon des normes de bien-être animal plus élevées que d'habitude ?
