Reportage: Elevage La Bonita, Colombie

Javier Lorente Martín
30-Oct-2019 (il y a 6 ans 5 mois 1 jours)

Nous commençons une série d'articles et d'interviews qui nous amèneront à explorer et à découvrir différents élevages et systèmes de production dans différentes parties du monde. Dans cette section, nous n'essayons pas d'analyser les élevages, mais de les montrer telles qu'ils sont et de pouvoir découvrir les différences entre les systèmes de production au niveau mondial.

À cette occasion, nous nous sommes rendus en Colombie, plus précisément àSanto Domingo, au nord-est d’Antioquia, une région qui appartient au département d’Antioquia, l’une des régions les plus productrices de porcs en Colombie.

L'élevage que nous visitons s'appelle "La Bonita" et son nom vient sans doute du lieu où elle se trouve, entouré de montagnes tropicales, à une altitude de 2000 mètres et à laquelle on accède après avoir parcouru des virages et des virages en passant par un col de montagne. L'élevage est à 65 kilomètres de Medellín, mais pour y arriver, il faut presque deux heures de voyage en raison de son emplacement extraordinaire qui lui confère déjà un statut sanitaire élevé dès le début.

L'élevage appartient à Agrocarnes “La Bonita” et fonctionne avec la génétique Hypor, distribuée par Porcigenes S.A. qui est le distributeur exclusif de Hypor en Colombie et que nous devons remercier pour l’aide fournie.

Au cours de la visite, nous sommes accompagnés par Hector Marín (chef d'élevage), Andrés Felipe Vallejo (technico-comercial de Porcigenes S.A.), Nelson Adrian Restrepo (Hypor Key Account Manager en Amérique du Sud) et Carlos Martins (Département technique Hypor).

<p>Au cours de la visite, nous sommes accompagn&eacute;s par Hector Mar&iacute;n (chef d&#39;&eacute;levage), Andr&eacute;s Felipe Vallejo (technico-comercial de Porcigenes S.A.), Nelson Adrian Restrepo (Hypor Key Account Manager en Am&eacute;rique du Sud) et Carlos Martins (D&eacute;partement technique&nbsp; Hypor).</p>

Il s'agit d'un petit élevage, construit il y a 4 ans pour 140 truies productives, avec une conception proposée pour doubler cette capacité dans le futur et qui, avec un autre élevage de 100 truies productives, réalise le volume total actuel de l'entreprise, soit 250 truies.

Nous trouvons un site 1 et un site 2 sur l'élevage en lui-même dans une structure répartie en trois bâtiments bien différenciés:

Le système de production de l'élevage dans laquelle deux personnes travaillent en permanence est basé sur la production de porcelets jusqu'à 10 semaines de vie répartis en 3 semaines d'allaitement et 7 semaines sur le site 2.

L’eau utilisée dans l’exploitation provient des torrents qui existent autour du lieu de pompage vers un réservoir dans lequel l’eau est traitée uniquement avec du chlore. Tous l'aliment utilisé provient d'un fabricant d'aliments externe.

Depuis l'introduction dans l'élevage de la nouvelle génétique, les résultats productifs de l'exploitation se sont améliorés d'année en année jusqu'à atteindre des niveaux très intéressants où ils se trouvent actuellement:

% Taux de mises-bas 89,6
Porcelets nés totaux 13,2
Porceles nés vivants 12,1
% morts-nés 3,89
Mortalité pré-sevrage 7,9
Porcelets sevrés par mise-bas 11,11
Mises-bas par truie et par an 2,55
Porcelets sevrés par truie et par an 28,3
Poids au sevrage 6,57
Kilos sevrés par truie et par an 185,9

Conduite générale de l'élevage

La Bonita fonctionne avec un système de conduite en bandes de 2 semaines, le remplacement est externe et on réalise une entrée mensuelle d'animaux d'environ 70 kg de poids et âgés de 4 mois.

<p>Zone o&ugrave; se trouvent les m&acirc;les et o&ugrave; le remplacement est introduit lors de l&#39;entr&eacute;e dans l&#39;&eacute;levage</p>

Les femelles sont adaptées à l'élevage dans les parcs jusqu’à 220 jours où elles sont amenées à la gestation pour les adapter aux cages pendant une chaleur, les détecter et les inséminer à la chaleur suivante à environ 240 jours d'âge et avec une insémination artificielle conventionnelle.

<p>Cages de gestation avec doseurs et syst&egrave;me de ventilation par rideaux</p>

La gestation est effectuée à 100% dans des cages en les alimentant deux fois par jour jusqu'à l'entrée en maternité où, après la mise-bas, la lactation est pratiquée pendant 21 jours.

<p>L&#39;utilisation de nids au cours de la premi&egrave;re semaine de maternit&eacute; aide beaucoup &agrave; obtenir un contr&ocirc;le environnemental optimal pour les porcelets et les truies.</p>

L'alimentation de maternité est faite manuellement, en donnant jusqu'à 8 doses quotidiennes, ce qui maximise la consommation de la truie et permet d'atteindre un poids moyen de porcelets de 6,5 kg.<p>On observe la bonne croissance des porcelets en maternit&eacute; et leur poids au sevrage</p>

Après le sevrage, les animaux de chaque lot sont tous placés dans une salle du site 2 ou post-sevrage où ils restent 7 semaines jusqu'à un poids moyen de 30 kilos. De là, ils sont envoyés aux engraissements de l'entreprise où est produit un porc de 115 kilos de poids vif immunocastré.

<p>La conduite de l&#39;alimentation des porcelets r&eacute;cemment sevr&eacute;s est un point cl&eacute; pour leur d&eacute;veloppement ult&eacute;rieur</p>

Au cours de cette phase, nous avons été surpris lors de la visite par le type de nourrisseur utilisé car, comme on peut le voir sur la photo, il s’agit d’un nourrisseur fait à la main pour l'élevage lui-même, sur le modèle des nourrisseurs commerciaux existant aujourd’hui.

<p>Les nourrisseurs faits main utilis&eacute;s dans l&#39;&eacute;levage</p>