Mardi, 28 mai 2019/ OIE.
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L’évolution des pratiques d’utilisation des terres et la distribution géographique des populations humaines sont étroitement corrélées à ces facteurs. En effet, les effets climatiques, tels que le phénomène El Niño ou les fortes précipitations influencent la distribution géographique des moustiques et des tiques qui jouent un rôle dans la transmission de ce que l’on appelle les maladies vectorielles. De plus, le développement du commerce d’animaux vivants et de leurs produits induit par la mondialisation ne cesse de tracer des voies qui augmentent le risque d’introduction des maladies animales sur de nouveaux territoires.
Les conclusions du rapport annuel de l’OIE sur la situation de la santé animale mondiale ont été présentées à l’Assemblée mondiale des Délégués nationaux. Fondé sur les informations déclarées via le Système mondial d’information zoosanitaire (WAHIS) par 191 pays et territoires entre janvier 2018 et mars 2019*, ce rapport formule aussi des recommandations à destination des pays afin de leur permettre de mieux anticiper les menaces potentielles.
Améliorer la préparation des pays pour combattre les maladies influencées par les facteurs climatiques
Le changement climatique peut avoir un impact sur la propagation des maladies vectorielles chez les animaux et affecter leurs mouvements comme c’est le cas, par exemple, pour les migrations des oiseaux sauvages et la transhumance des troupeaux. Trois maladies vectorielles ayant eu impact élevé sur la santé animale en 2018 ont été portées à l’attention des Pays membres. L’OIE a également recommandé d’adopter les mesures suivantes afin de les combattre :
Garantir la transparence des informations afin de prévenir la propagation des maladies animales via les échanges commerciaux internationaux
Le commerce international est connu pour générer des risques de propagation des maladies animales. Pour gérer ces risques, il est essentiel que les pays mettent en œuvre les Normes internationales de l’OIE applicables aux échanges commerciaux d’animaux vivants et de leurs produits, dont celles qui traitent de la gestion du risque au niveau national, comme l’application de mesures de biosécurité au sein des exploitations agricoles, le recours à des systèmes d’alerte précoce et de surveillance, et la planification d’urgence. La collaboration internationale et la notification des foyers via WAHIS sont également fondamentales pour permettre aux pays de mettre en œuvre des mesures efficaces de surveillance et de contrôle et parvenir à une meilleure compréhension de la situation mondiale.