Lundi, 14 novembre 2016/ CE/ Union Européenne.
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Le groupe de travail sur les marchés agricoles, présidé par l'ancien ministre néerlandais de l'agriculture et professeur d'université, M. Cees Veerman, a présenté aujourd'hui son rapport au commissaire européen chargé de l'agriculture et du développement rural, M. Phil Hogan.
Ce groupe de travail, constitué de douze experts indépendants, est né suite aux inquiétudes croissantes concernant les évolutions au niveau mondial de la chaîne d'approvisionnement alimentaire et, en particulier, la position des producteurs dans cette chaîne. Le groupe de travail a donc été invité à examiner un certain nombre de questions pertinentes en vue d'améliorer la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire.
Dans un contexte marqué par la crainte que les agriculteurs subissent de plein fouet la volatilité des prix et des périodes prolongées de prix bas, le groupe de travail conclut dans son rapport que le cadre politique régissant la chaîne d'approvisionnement «peut et doit être encore amélioré.» Parmi les autres conclusions figurant dans le rapport, il est demandé que de nouvelles règles soient adoptées au niveau de l'Union pour remédier à certaines pratiques commerciales déloyales et que des régimes de contrôle de l'application de la législation efficaces soient mis en œuvre dans les États membres, comme le recours à un arbitre.
Dans le rapport, il est également recommandé d'augmenter la transparence du marché, de renforcer la coopération entre les agriculteurs, de faciliter l'accès de ces derniers au financement et d'améliorer l'utilisation des outils de gestion des risques. En particulier, le groupe de travail formule les recommandations suivantes:
Créé en janvier 2016, le groupe de travail sur les marchés agricoles a également abordé certaines questions qui alimenteront le débat sur la politique agricole commune (PAC) après 2020, en mettant l'accent sur les défis posés par le changement climatique ainsi que la pénurie d'eau et d'énergie fossile. Il fait état de l'importance de rémunérer les agriculteurs pour la fourniture de biens et de services publics. Le rapport indique également qu'il est possible d'introduire, au niveau de l'Union, des éléments de politique intégrée de gestion des risques. Enfin, il souligne qu'il est essentiel de miser sur la recherche et l'innovation - ainsi que d'attirer de nouveaux jeunes agriculteurs dans le secteur - pour relever les défis à venir.