Le mois d'avril s'est terminé sur un surprenant changement de signe dans l'évolution du marché espagnol. La baisse de sept millièmes, bien que relativement anecdotique pour ce qui est de son montant, est très significative et est un signe indéniable de faiblesse.
Il n'y a pas de surplus de bétail et l'abattoir abat tout ce qui lui est offert, MAIS la mondialisation est un fait et se manifeste nettement au sein de l'Europe. Les marchés du vieux continent ont une multitude de vases communicants rapides et très réactifs.
Au cours des quatre dernières semaines, l'Allemagne (toujours l'Allemagne !) a réalisé les mouvements suivants : + 5, +5, -3, -7 centimes par kilo en carcasse, ce qui fait que le prix est finalement revenu à son point de départ. Il semble que le marché ait augmenté surtout en raison de l'insuffisance de l'offre et, face à l'impossibilité de répercuter la hausse du porc à la viande, est revenu où il en était.

Les raisons de craindre
Raisons d'espérer (modérément)
Le prix suit un parcous à la hausse bien que nous soyons sûrs de rester loin des 1,53 €/kg de poids vif d'il y a deux ans ou des 1,50 €/kg de l'année dernière. Des sources toujours bien informées nous signalent qu'elles ne "voient" pas le prix espagnol monter au-delà de 1,30 € / kg de poids vif cette année. Nous verrons bien.
Lutter, lutter, lutter... Ceci semble être le signe et la consigne. Mettons-nous à couvert en attendant l'embellie.
Guillem Burset
