Afrique du Sud : appel à signaler rapidement les suspicions de PPA

15 septembre 2026 / Afrique du Sud.
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01-Oct-2026 (il y a 19 jours)

Les experts sud-africains en santé animale appellent les éleveurs de porcs à signaler immédiatement toute suspicion de peste porcine africaine (PPA), plutôt que de dissimuler les cas par crainte de perdre leurs animaux, de subir des restrictions de mouvements ou de nuire à leur réputation. La PPA étant une maladie animale réglementée en vertu de l’Animal Diseases Act de 1984 (loi n° 35 de 1984), les détenteurs de porcs ont l’obligation légale d’informer les autorités vétérinaires en cas de suspicion. Un signalement précoce permet de mettre rapidement en place des mesures telles que la quarantaine, les restrictions de mouvements et une surveillance ciblée afin de limiter la propagation de la maladie.

Il est recommandé aux éleveurs de ne pas attendre la confirmation du laboratoire avant de signaler une suspicion. Dès que la PPA est suspectée, les porcs malades doivent être isolés, les mouvements entre les bâtiments et hors de l’élevage interrompus et tout contact entre animaux atteints et animaux sains évité. Il est particulièrement important de limiter rapidement les mouvements de porcs, de véhicules, de matériel et d’effluents d’élevage, car des mouvements incontrôlés d’animaux peuvent accélérer la propagation de la maladie et entraîner des quarantaines régionales prolongées, pouvant durer de 12 à 18 mois.

Un signalement rapide peut également contribuer à préserver la valeur économique des élevages touchés et à réduire les pertes à l’échelle de la filière. Les experts rappellent qu’un foyer dans un élevage peut se propager aux exploitations voisines et, plus largement, à l’ensemble de la filière porcine. Outre la détection précoce, les éleveurs sont invités à renforcer la biosécurité : acheter des porcs dont l’origine est traçable, placer les nouveaux animaux en quarantaine pendant 28 jours, éviter tout contact entre porcs domestiques et suidés sauvages, contrôler les accès à l’élevage, utiliser des vêtements de protection réservés à l’exploitation et ne pas distribuer de déchets alimentaires non traités contenant des produits porcins.

Le nettoyage, la désinfection et la surveillance quotidienne des animaux sont également essentiels. Le fumier et les autres matières organiques doivent être éliminés avant l’application de désinfectants homologués, en respectant les concentrations et temps de contact recommandés. Les éleveurs doivent surveiller quotidiennement l’apparition de signes tels qu’une diminution de la consommation d’aliment ou d’eau, de l’abattement, de la faiblesse, de la fièvre, des modifications de la coloration de la peau, des vomissements, de la diarrhée ou des mortalités inexpliquées. La détection précoce et le signalement immédiat constituent les meilleures chances de contenir la PPA et de protéger la filière porcine sud-africaine.