Kenya : plus de 1 000 porcs meurent dans un foyer de PPA à Kiambu

15 août 2026/Kiambu-Kenya/
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24-Aoû-2026 (il y a 1 mois 29 jours)

Plus de 20 élevages situés à Juja, Thika et Ruiru, dans le comté de Kiambu, sont touchés par un foyer de peste porcine africaine (PPA) depuis la mi-mai, avec environ 1 470 porcs malades et/ou morts. Dans certains élevages, la mortalité a atteint 100 %, faisant du foyer de Kiambu le plus important signalé jusqu'à présent au Kenya et mettant en évidence les faiblesses du système national de surveillance des maladies.

En réponse, le gouvernement a demandé aux services vétérinaires des comtés de renforcer la surveillance sanitaire, d'améliorer la biosécurité dans les élevages, de restreindre les mouvements de porcs et d'activer les équipes d'intervention rapide. La maladie a également entraîné des pertes importantes dans les comtés de Tharaka-Nithi, Busia, Embu, Kakamega, Siaya et Migori. Les données de surveillance de janvier à juin 2026 font état de pertes particulièrement importantes à Tharaka-Nithi, où 108 cas et 97 morts ont été enregistrés entre le 5 et le 11 janvier, soit un taux de létalité de près de 90 %.

Les autorités ont également exprimé leur inquiétude concernant des porcs apparemment sains susceptibles de porter et de transmettre le virus. Des prélèvements effectués le long de la frontière entre le Kenya et l'Ouganda ont permis de détecter le virus de la PPA dans les tissus de 15,9 % des porcs apparemment sains. Ces résultats suggèrent que des animaux porteurs asymptomatiques pourraient contribuer silencieusement au maintien de la transmission et être à l'origine de nouveaux foyers, notamment lorsqu'ils sont soumis à des situations de stress.

Afin de renforcer la lutte contre la maladie, le gouvernement développe un système d'identification et de traçabilité des animaux (ANITRAC) permettant de suivre les animaux, leurs propriétaires, leur historique sanitaire et leurs mouvements depuis la naissance jusqu'à l'abattage, l'exportation ou toute autre destination finale. Les autorités vétérinaires donnent la priorité à la surveillance dans les zones à haut risque, notamment à Kiambu, Tharaka-Nithi, Embu et dans les régions frontalières, tout en renforçant la sensibilisation des éleveurs à la biosécurité, à la déclaration précoce des cas et aux risques associés aux porcs apparemment sains porteurs du virus.