10 juillet 2026/Kakamega-Kenya/
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Le comté de Kakamega, au Kenya, a lancé une alerte publique à la suite d’une suspicion de foyer de peste porcine africaine (PPA) dans les sous-comtés de Shinyalu et d’Ikolomani, après le signalement d’une mortalité importante de porcs. Les autorités vétérinaires ont renforcé la surveillance sanitaire et procèdent à des prélèvements en vue d’analyses en laboratoire, les premières évaluations laissant penser qu’il pourrait s’agir de la PPA.
Des porcs de différents âges et sexes ont présenté des signes cliniques compatibles avec la PPA, notamment une forte fièvre, une perte d’appétit, de la léthargie, des rougeurs cutanées, une coloration bleuâtre des oreilles et du groin, des difficultés respiratoires, de la diarrhée, des avortements chez les truies gestantes ainsi que des morts subites. Les autorités ont rappelé que la PPA est une maladie virale hautement contagieuse qui touche les porcs domestiques et les sangliers, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 100 %, et qu’il n’existe actuellement ni traitement efficace ni vaccin.
Bien que la PPA ne présente aucun risque pour l’être humain, les autorités du comté ont souligné qu’elle se propage rapidement par les porcs infectés, les produits porcins et les matériels contaminés, représentant ainsi une menace économique majeure pour les producteurs. Les éleveurs sont donc invités à renforcer les mesures de biosécurité dans leurs élevages, à éviter les déplacements non essentiels de porcs, à signaler immédiatement tout cas suspect et à assurer l’élimination des animaux morts sous la supervision des services vétérinaires. Les consommateurs sont également encouragés à n’acheter de la viande porcine que dans des points de vente agréés par les autorités vétérinaires et sanitaires.
Alors que les investigations se poursuivent, le comté a intensifié les campagnes de sensibilisation auprès des éleveurs et a indiqué que des mesures supplémentaires de lutte contre la maladie, notamment des restrictions de mouvements et des mises en quarantaine, pourraient être mises en place si nécessaire. Les autorités appellent l’ensemble des acteurs de la filière porcine à coopérer avec les services vétérinaires afin de contenir ce foyer suspect et de protéger la production porcine locale.