Le Rwanda cherche des investissements pour l’aliment porcin

1 juillet 2026/Rwanda/
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10-Jul-2026 (il y a 6 jours)

Le gouvernement rwandais cherche à attirer davantage d'investissements dans la production d'aliments pour animaux afin de soutenir l'expansion de son secteur de l'élevage, la filière porcine étant l'une des plus touchées par la grave pénurie d'aliments. Le pays a besoin d'environ 15,9 millions de tonnes d'aliments pour animaux par an, alors que les fabricants actuels ne peuvent produire qu'environ 163 000 tonnes. Selon les autorités, le développement des capacités de fabrication d'aliments, notamment dans des zones comme Bugesera, contribuera à renforcer la production porcine et à accroître la contribution du secteur à la sécurité alimentaire et à la croissance économique.

Les éleveurs de porcs affirment que le manque d'aliments de qualité à un prix abordable réduit fortement leur rentabilité. Selon l'Association des éleveurs de porcs du Rwanda, l'insuffisance de la production nationale de maïs demeure un obstacle majeur, la demande destinée à l'alimentation humaine et animale dépassant largement l'offre. La dépendance aux matières premières importées a fait grimper le prix des aliments pour porcs d'environ 285 à 600 francs rwandais par kilogramme. Par ailleurs, la qualité irrégulière des aliments contraint de nombreux éleveurs à fabriquer eux-mêmes leurs mélanges, ce qui entraîne souvent une croissance plus faible des porcs et une baisse de la productivité.

Le ministère de l'Agriculture et des Ressources animales (MINAGRI) finalise actuellement une nouvelle réglementation visant à améliorer la qualité et la sécurité des aliments commerciaux pour animaux, tout en réduisant la dépendance du secteur aux marchés informels. Les fabricants d'aliments n'utilisent aujourd'hui qu'environ 53 % de leur capacité de production installée, principalement en raison du coût élevé et de la disponibilité limitée du maïs et du soja.

Afin de renforcer durablement la filière porcine, le gouvernement augmente la production nationale des principales cultures destinées à l'alimentation animale, développe les infrastructures de stockage et soutient la recherche sur des ingrédients alternatifs. Des innovations telles que les protéines issues des larves de mouche soldat noire en remplacement du soja ou les pelures de manioc transformées comme substitut partiel du maïs devraient permettre de réduire les coûts de production, d'améliorer la disponibilité des aliments et de soutenir la croissance durable de la filière porcine rwandaise.