25 de junio de 2026/Afrique du Sud.
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Le ministre sud-africain de l’Agriculture a approuvé un nouvel ensemble de mesures nationales de lutte contre la fièvre aphteuse (FA), destinées à offrir aux éleveurs des procédures de rétablissement plus claires en cas de foyer, tout en préservant les échanges commerciaux agricoles et la biosécurité du pays. Ces mesures, qui entreront en vigueur après leur publication au Journal officiel, remplacent les directives précédentes et instaurent un cadre national unique pour la gestion des foyers de fièvre aphteuse, de leur détection jusqu’au retour à une situation sanitaire normale.
Selon le ministre, cette nouvelle approche vise à fournir aux éleveurs des lignes directrices claires et fondées sur des données scientifiques, leur permettant de gérer les foyers sans compromettre inutilement la viabilité de leurs exploitations. Compte tenu des importantes conséquences économiques de la fièvre aphteuse sur la production animale, l’accès aux marchés et les communautés rurales, ces nouvelles dispositions cherchent à concilier maîtrise de la maladie et continuité des activités d’élevage.
L’un des principaux changements réside dans l’introduction de procédures de rétablissement fondées sur une évaluation du risque, permettant certaines activités commerciales pendant les périodes de quarantaine. Les animaux pourront être dirigés vers des abattoirs agréés pour la fièvre aphteuse 16 jours après qu’une exploitation aura été déclarée cliniquement indemne, tandis que l’accès à d’autres abattoirs, y compris ceux agréés pour l’exportation, sera autorisé après 42 jours. Par ailleurs, les animaux vaccinés, non infectés et non soumis à des restrictions de quarantaine pourront continuer à être commercialisés conformément à la réglementation en vigueur.
Les nouvelles mesures visent également à limiter les destructions inutiles de produits et de sous-produits d’origine animale en appliquant des périodes de risque scientifiquement établies à des produits tels que les aliments pour animaux, les fourrages et le fumier. En outre, les éleveurs concernés ne seront plus systématiquement contraints d’abattre l’ensemble de leur cheptel. Des alternatives sont désormais prévues, notamment le repeuplement avec des animaux vaccinés ou l’introduction d’animaux provenant de zones indemnes de la maladie.
Le nouveau dispositif prévoit également des mesures adaptées aux systèmes d’élevage communautaires et périurbains, en tenant compte des contraintes liées aux pâturages communs et aux structures de propriété multiples. Les exploitations correctement clôturées pourront gérer un foyer uniquement dans les zones concernées, sans placer l’ensemble de l’exploitation sous quarantaine. Enfin, la simplification des procédures vétérinaires et des processus d’autorisation devrait améliorer l’efficacité des interventions. Le ministère de l’Agriculture a annoncé que ces mesures feront l’objet d’une évaluation dans les douze mois suivant leur mise en œuvre.