18 avril 2026/Afrique du Sud/
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Les experts du secteur ont souligné l'importance de comprendre la distinction entre la peste porcine africaine (PPA) et la fièvre aphteuse (FA). Alors que la PPA ne touche que les porcs et présente un taux de mortalité proche de 100 % sans vaccin disponible, la FA touche tous les animaux à sabots fendus et se propage rapidement, bien que la récupération soit possible.
Les deux maladies, autrefois largement confinées à des régions spécifiques, se sont de plus en plus propagées par transmission humaine, mettant en évidence les lacunes persistantes dans les pratiques de biosécurité. Les experts ont averti que les maladies animales existantes et émergentes continueront de menacer la production animale, rendant essentiel un management agricole adaptatif et des mesures de contrôle des maladies proactives. Une collaboration renforcée à travers la chaîne de valeur de l’élevage, incluant les producteurs, vétérinaires et décideurs politiques, a été identifiée comme clé pour améliorer la résilience.
Un appel fort a également été lancé pour améliorer la sensibilisation aux risques, la surveillance et la préparation, car les futures épidémies pourraient être aussi perturbatrices que les récentes si les mesures préventives ne sont pas renforcées.
Maintenir la confiance des consommateurs dans la sécurité de la viande porcine reste vital malgré les épidémies en cours. Les experts ont souligné que des maladies comme la FA ne représentent pas de risques pour la santé humaine et que les systèmes d'inspection de la viande offrent des garanties solides. Cependant, la désinformation pourrait nuire à la stabilité du marché.
Les producteurs ont été exhortés à traiter la biosécurité comme une discipline quotidienne, garantissant une mise en œuvre cohérente à travers toutes les opérations de la ferme. La faible conformité et les exceptions aux protocoles établis ont été mises en évidence comme des vulnérabilités majeures.
L'industrie a conclu que la discipline, la collaboration et des systèmes de biosécurité solides seront essentiels pour maintenir un secteur porcin résilient face aux risques évolutifs de maladies.