16 février 2026/Afrique du Sud.
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L’offre porcine sud-africaine subit une pression durable à la suite de foyers confirmés et suspectés de fièvre aphteuse et de peste porcine africaine dans plusieurs élevages commerciaux. Des taux de mortalité pouvant atteindre 20 % ont été signalés dans les troupeaux infectés, principalement chez les porcelets et les jeunes sevrés, tandis que les mesures de contrôle sanitaire ont fortement limité l’accès des animaux cliniquement sains aux abattoirs agréés. Parallèlement, les foyers de peste porcine africaine ont entraîné l’abattage sanitaire de dizaines de milliers de porcs, y compris des truies reproductrices, affaiblissant la capacité productive tout au long de la chaîne de valeur.
Les répercussions sur le marché sont déjà visibles : les prix des carcasses ont augmenté d’environ 26 % entre fin mai 2025 et fin janvier 2026 dans les principales catégories. Compte tenu des pertes à la fois en production et en cheptel reproducteur, les analyses du secteur indiquent que l’offre restera tendue tout au long de 2026, soutenant des prix fermes pour les producteurs encore en mesure d’approvisionner le marché, tout en accentuant la pression sur les consommateurs.
Les risques sanitaires demeurent élevés en raison de la persistance des foyers et de la sous-déclaration dans les systèmes de production informels, ce qui complique la surveillance et le contrôle. Les autorités mettent à jour les plans de contingence pour la fièvre aphteuse dans les élevages commerciaux, parallèlement aux protocoles sectoriels et aux projets d’introduction de vaccins homologués pour les porcs. Une vaccination stratégique dans les exploitations touchées et dans les troupeaux bovins environnants est à l’étude, tandis que l’abattage sanitaire reste la principale mesure de lutte contre la peste porcine africaine.